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« Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles »

27 novembre 2017 - Le 25 novembre a eu lieu la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Ce combat sera l’un des piliers de la grande cause du quinquennat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’urgence

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde.

Il est intolérable que les discriminations liées au sexe ou au genre persistent.

  • Une agression sexuelle toutes les 55 secondes en France.
  • 1 femme meurt tous les 3 jours en France des coups de son conjoint.

**Et dans le monde ?** D'après les données recueillies auprès de 87 pays de 2005 à 2016 par ONU Femmes, 19% des femmes âgées de 15 à 49 affirmaient avoir subi des violences physiques ou sexuelles infligées par un partenaire intime au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête.

Renforcer la mobilisation et la lutte

Marlène Schiappa a annoncé le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019). Il fixe trois objectifs à atteindre afin de permettre à toutes les femmes victimes de violences d’exercer leurs droits pour se défendre :

  • Assurer l’accès aux droits et sécuriser les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences (violences conjugales, sexuelles, psychologiques, etc.) :
    → Renforcement du dispositif des intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries ;
    → Renforcement de lieux d’écoute de proximité et d’hébergement d’urgence ainsi que des dispositifs de protection dans l’urgence (éviction du conjoint, ordonnance de protection et TGD);
    → Développement de l’offre de soins psycho-traumatiques et accompagnement à l’insertion professionnelle des femmes victimes.

  • Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants :
    → Vers les enfants victimes des violences conjugales avec une meilleure protection des mères et des enfants lors d’une séparation ;
    → Vers les jeunes femmes, particulièrement exposées aux violences sur internet et dans le couple avec une meilleure visibilité des lieux d’accueil de proximité, et un accompagnement des missions locales ;
    → Vers les femmes vivant en milieu rural avec la création de permanences d’écoute dans les Maisons de service au public, de conventions de formations avec les réseaux associatifs et de “bons taxis” prenant en charge les transports.

  • Déraciner les violences en luttant contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol :
    → Des campagnes seront menées pour poursuivre le travail de déconstruction des stéréotypes qui constituent le terreau des violences faites aux femmes.

Je réécoute Marlène Schiappa sur RTL


Les chiffres qui nous révoltent

  • Violences au sein du couple

: c’est le nombre estimé de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire.

: c’est le pourcentage de femmes qui, parmi ces victimes, déclarent avoir déposé une plainte en gendarmerie ou en commissariat de police suite à ces violences.

En 2016 :

  • femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire
  • hommes ont été tués par leur partenaire
  • enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.
  • Violences sexuelles

: c’est le nombre estimé de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de viols et de tentatives de viol. Dans 91% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime.

: c’est le pourcentage de victimes ayant porté plainte suite aux viols ou tentatives de viols qu’elles ont subies (qu’elles l’aient ensuite maintenue ou retirée).

  • Mutilations sexuelles féminines

La France comptait en 2004, environ femmes adultes qui auraient subi des mutilations sexuelles. Neuf victimes sur dix ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

  • Le harcèlement

a été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle. des femmes interrogées disent avoir déjà été victimes de harcèlement dans les transports en commun.

#NeRienLaisserPasser

La campagne du gouvernement #NeRienLaisserPasser :

« Les violences que subissent les femmes sont multiples, elles n’en sont JAMAIS responsables. Ne rien laisser passer. »

À retrouver sur le site http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr, cette campagne comprend notamment une campagne télévisuelle visant à dénoncer toutes les formes de violences sexistes et sexuelles subies par les femmes.