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Emmanuel Macron : « réinventer la politique agricole commune »

27 février 2019 - À l’approche des élections européennes et pour inaugurer l’édition 2019 du Salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron s’est exprimé samedi 23 février, devant de jeunes agriculteurs, sur les défis auxquels le monde agricole se prépare à faire face.



Comment…
- protéger les agriculteurs ?
- permettre à chacun d’avoir dans son assiette une nourriture de qualité ?
- lutter contre le changement climatique ?


Autant de questions auxquels l’agriculture française va devoir répondre dans les prochaines années.

Depuis 20 mois, le Gouvernement n’a cessé de se mobiliser sur ces enjeux mais l’échelon européen avec la politique agricole commune est essentiel pour avancer.

« Je sais que l’avenir de ce terroir français, de ces terroirs français passe par une politique agricole européenne protectrice, pragmatique, ambitieuse dont nous avons besoin. » Emmanuel Macron – Salon International de l’Agriculture


À quelques semaines des élections européennes, le président de la République a insisté sur la nécessité de réinventer la politique agricole commune.

« Notre défi ce n’est pas simplement, comme le voudrait certains, de liquider l’héritage de plus soixante ans de politiques agricoles communes, de céder au poison lent de la division. Mais c’est bien de réinventer cette politique agricole commune aujourd’hui. »


Cette nouvelle PAC devra tenir 3 promesses :

  • Protéger les agriculteurs et les consommateurs

« La nourriture ne sera jamais une marchandise comme les autres ». Un engagement qui oblige à un devoir de protection vis -à-vis de ceux qui nous nourrissent. La PAC nouvelle génération devra mieux prendre en compte les aléas(catastrophes climatiques, chutes soudaines des prix…) pour que les agriculteurs puissent faire face aux difficultés du quotidien. Elle devra aussi protéger les consommateurs, en traquant ceux qui jouent avec leur santé. La France continuera de défendre un budget ambitieux pour la PAC au parlement européen.


  • Transformer notre modèle vers plus de valeur et d’écologie

L’un des prochains défis de l’agriculture européenne sera celui de la valeur, une quête de la qualité.

« Le défi de l’agriculture européenne pour demain, ce n’est pas de faire moins cher que les poulets brésiliens, le lait néo-zélandais ou la viande produite par les feeds lot brésiliens, non, ni la géographie, ni notre modèle social, ni notre ambition environnementale ne nous le permettent. Le défi de notre agriculture, de l’agriculture européenne, c’est de se différencier, c’est de s’appuyer sur des savoir-faire pluriséculaires, sur l’image de qualité que des décennies d’excellence ont précisément permis d’acquérir. »

Définir des stratégies, filière par filière, faire bloc, et non se diviser mais aussi assumer un virage vers une meilleure protection de l’environnement.


  • Anticiper en misant sur la recherche et assurer le renouvellement des générations

La recherche agricole européenne doit être l’un des piliers de cette nouvelle PAC. Donner les moyens à la recherche et à l’innovation, c’est s’assurer que l’agriculture de demain sera respectueuse de l’environnement et de la santé du consommateur.

« Un agriculteur européen sur deux a aujourd'hui plus de 55 ans et partira donc à la retraite d'ici 2022. Vous m'avez bien entendu. Un agriculteur européen sur deux. Il y a donc une urgence pour renouveler les générations qui est absolument indispensable. »

Cette nouvelle politique agricole commune devra prendre des mesures fortes pour faciliter l’accès au foncier pour les jeunes agriculteurs.

Un cap ambitieux fixé par le président de la République pour cette future Europe agricole.

« Faites-moi confiance, que les gens qui vous disent que c’est impossible ne vous encourage qu’à une chose, le faire encore plus vite et plus fortement. »