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PMA : bâtir le plus large consensus possible

15 septembre 2017 - La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a annoncé qu’un débat se tiendra en 2018 dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique.

  • Qu’est-ce que la PMA ?

La PMA (assistance médicale à la procréation) est un ensemble de techniques conçues afin de pallier aux problèmes d’infertilité. Elle consiste à inséminer le sperme du conjoint ou d'un donneur dans l’utérus de la femme afin d’aboutir à une fécondation. Cette fécondation peut aussi se faire “in vitro”.

Jusqu’ici la loi était claire : seul un homme et une femme avec une infertilité médicalement constatée (ou un risque de transmission de maladie grave à l’enfant) pouvaient en bénéficier. On comptait ainsi plus 140 000 tentatives de PMA en France en 2015.

Aujourd’hui, au regard des évolutions de la société, ne doit-on pas élargir cette assistance médicale à un plus grand nombre ?


  • Avis favorable

Pendant la campagne, Emmanuel Macron s’était exprimé de manière très claire en faveur de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires.



Au mois de juin, le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis favorable sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires.

Le sujet sera donc bien porté par le Gouvernement afin de faire évoluer la législation. Il faudra, comme l’avait déclaré là encore Emmanuel Macron durant la campagne, bâtir « le plus large consensus possible » car « cette question importante mérite un débat serein, préservé des insultes et des attaques qui blessent les couples de même sexe et leurs familles. »

C’est lors des Etats généraux de la bioéthique en 2018 qu’une large concertation à l’échelle nationale et locale, mobilisant aussi bien la communauté scientifique que la société civile, sera lancée.


  • Le saviez-vous ?
  • PMA n’est pas la même chose que GPA : la GPA, ou Gestation Pour Autrui, est interdite en France. Elle consiste à faire appel à une mère porteuse qui mettra au monde l’enfant pour un couple tiers. La GPA est exclue du débat.

  • C’est l’Agence de la biomédecine, organisme public, qui gère la PMA en France. D’après son rapport annuel, le nombre de donneurs d’ovocytes a augmenté de 35% depuis 5 ans.

  • En 2015, 24 839 enfants sont nés grâce à une PMA en France.