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Plan Maternelle : corriger les inégalités sociales héritées de la naissance

27 mars 2018 - Aux Assises de la maternelle, le président de la République a réaffirmé l’importance du rôle de la maternelle pour la réussite et l’épanouissement des enfants.

« Prévenir le décrochage, permettre la réussite de chaque enfant de la République, demande d’agir au plus tôt. »
Emmanuel Macron


✅ Rendre la maternelle « obligatoire » dès 3 ans

Le président de la République a annoncé que l’école maternelle serait désormais « obligatoire » pour tous les enfants à partir de 3 ans, et cela dès la rentrée 2019.

Aujourd'hui, près de 25 000 enfants de 3 ans ne sont pas scolarisés en maternelle. Cette statistique cache d’importantes inégalités territoriales. La scolarisation des enfants de trois ans est inférieure à 70 % dans certains départements d’Outre-mer, à 87 % en Corse et s’élève à peine à 93 % à Paris.

L’enjeu est de corriger les inégalités à la racine, en évitant les risques de déscolarisation. 80% des décrocheurs du système scolaire sont déjà en difficultés au CP.

« La plasticité du cerveau avant 6 ans est particulièrement propice à l’assimilation du langage, or c’est à ce moment que les décrochages les plus profonds se fabriquent. »
Emmanuel Macron


✅ Mieux reconnaître le travail des professionnels

Pour le Gouvernement, la scolarisation obligatoire dès 3 ans va de pair avec une meilleure reconnaissance de ceux qui travaillent à la maternelle. En concertation avec les communes, qui gèrent ces écoles, des mesures seront prises pour assurer une reconnaissance financière et statutaire ainsi qu’une formation continue aux professeurs et aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. « Nous aurons besoin de toutes leurs compétences, de tout leur savoir-faire » a affirmé le président de la République.

✅ Toute une politique éducative pour l’émancipation

Le Gouvernement a fait de l’éducation une de ses priorités. En moins d’un an, de nombreuses mesures ont déjà été prises pour que l’école retrouve son rôle de moteur social :

  • Les classes de CP et de CE1 avec deux fois moins d’élèves dans les territoires les plus fragiles pour permettre aux enseignements de mieux accompagner les enfants ;
  • Le dispositif « devoirs faits » pour offrir à tous les enfants le meilleur cadre de travail personnel possible ;
  • La réforme du baccalauréat qui permet à chacun de mieux forger son projet et de s’orienter plus paisiblement vers l’enseignement supérieur.