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A Davos, Emmanuel Macron dessine les contours d’un nouveau contrat mondial

26 janvier 2018 - Le 24 janvier, le président de la République est intervenu lors du Forum Économique Mondial où il a exhorté les dirigeants économiques mondiaux à s’engager pour lutter contre les inégalités et les dérèglements climatiques.

« France is back »


« La France est en train de vivre un changement culturel profond. (…) La France, Mesdames et Messieurs, est de retour. (…) Elle est aussi de retour au cœur d’une Europe qui reprend confiance. » - Emmanuel Macron

Lors du Forum Economique Mondial, Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement pour une France ouverte, une posture à contre-courant des tendances au repli national qui se sont exprimées notamment au Royaume-Uni, avec le Brexit, ou aux États-Unis, avec l’élection de Donald Trump.

« On m’a présenté comme le candidat de l’ouverture contre la fermeture. Et c’est vrai. Je crois à une France ouverte. »


Pour un « nouveau contrat mondial »

Emmanuel Macron a réaffirmé son attachement à une mondialisation qui ne nuit pas à la cohésion sociale.

« Je ne suis pas naïf. Je ne sous-estime pas ma responsabilité. Cette responsabilité est de réussir cette ouverture tout en renforçant la cohésion de notre nation. »


Il a dressé les contours d’un « nouveau contrat mondial » redéfini par deux principes :

La croissance ne doit pas être inégalitaire - « Nous ne sommes pas assez attentifs aux statistiques qui disent que la croissance mondiale profite de plus en plus au 1% les plus riches, y compris en Europe. »

La mondialisation a besoin d’une nouvelle régulation - « Nous avons préféré la voie de la compétition mondiale fondée sur la dérégulation. Nous avons ainsi presque sans nous apercevoir perdu les batailles que nous aurions dû gagner pour faire de la mondialisation une authentique raison d’espérer un monde meilleur. »

« La croissance économique n’est pas une fin mais un moyen. »

Pour réaliser ce nouveau contrat mondial, Emmanuel Macron a plus particulièrement plaidé pour que le monde s’engage autour de « trois devoirs » :

  • Le devoir d’investir : Emmanuel Macron s’est fait l’ambassadeur de la promesse française d’émancipation en invitant les autres grandes puissances mondiales à investir aussi dans l’éducation, la formation professionnelle et toutes les autres politiques qui permettent aux individus de se réaliser.
  • Le devoir de partager : Emmanuel Macron a appelé les entreprises à mieux partager les richesses produites.
  • Le devoir de protéger : Emmanuel Macron a exhorté les institutions internationales à repenser leur politique d’aide aux États en crise sociale. « Il faut que le FMI conditionne l’octroi de ses prêts à la mise en œuvre de réformes nationales en faveur de la cohésion sociale, et non à la réduction des dépenses sociales. »

La mondialisation ne peut se poursuivre selon le même schéma. L’humanité s’y perd. La planète s’y épuise.


Emmanuel Macron a invité chacun à poursuivre ce combat en s’engageant


« Si nous nous engageons à rendre la mondialisation plus juste, favorable aux classes moyennes, si nous nous engageons à prendre en compte la complexité à long terme de nos décisions et pas simplement les résultats à court terme, nous pouvons converger et bâtir une nouvelle mondialisation, compréhensive et bonne pour nos populations. Nous avons simplement une question à nous poser : décidons-nous d’agir, d’aller de l’avant ou pas ? C’est maintenant ! »
Emmanuel Macron

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