Retrouvez cet article sur en-marche.fr

Un an de diplomatie : bilan de la politique étrangère d’Emmanuel Macron

1 août 2018 - Rayonnement de la France à l’international, lutte contre le réchauffement climatique et maintien de la paix dans le monde : retour sur le premier bilan de la diplomatie d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a permis à la France de s’imposer, en l’espace d’une année, comme l’un des acteurs incontournables de la scène internationale.

L’objectif de sa politique étrangère est triple : retrouver le rayonnement de la France à l’international, participer à la construction d’un système international reposant sur un multilatéralisme fort et oeuvrer pour les causes fondamentales mondiales que sont l’environnement et la paix.

Voici notre décryptage de la stratégie diplomatique d’Emmanuel Macron.



1. Le multilatéralisme au service des causes fondamentales

Durant cette première année du quinquennat présidentiel, Emmanuel Macron a affirmé son engagement à l’international sur deux causes fondamentales : la transition écologique et le maintien de la paix dans le monde.



Ensemble, assurer la survie de notre planète

Le One Planet Summit, qui s’est tenu à Paris en décembre 2017, avait pour objectif d'accélérer la mise en oeuvre des accords de Paris, signés lors de la COP21. Ces accords sont inédits dans leur caractère global : ce sont 196 pays des 197 que compte l'ONU qui ont signé ou se sont engagés à les signer.

Mais comment s’assurer de la mobilisation de tous pour atteindre les objectifs fixés par ces accords ? Comment remédier, aussi, au désengagement des États-Unis, l’une des nations les plus lourdement responsables de la pollution mondiale ?

Par l’initiative du sommet, Emmanuel Macron a posé les jalons d’une économie mondiale verte. La réunion des acteurs majeurs publics et privés a sensibilisé mais surtout a permis d’obtenir des engagements concrets des dirigeants à retrouver ici. Ces engagements seront suivis notamment grâce à des réunions intermédiaires. Le but : que, pour une fois, ils soient tenus, et dans les temps. Car nous n’avons plus le choix. Comme l’a dit le président : “There is no Planet B”.



Ensemble, maintenir la paix dans le monde

  • La paix dans le monde est un objectif qu’Emmanuel Macron ne cessera de poursuivre : c’est à cette fin qu’il entretient des relations étroites avec les principaux chefs d’États du monde. Il a notamment su engager la responsabilité de la France pour empêcher les massacres à venir des populations civiles en Syrie et a mené une politique courageuse grâce à son implication dans le G5 Sahel.

  • Le Forum de la Paix qui se tiendra en novembre 2018 à l’initiative de la France place d’ailleurs notre pays en chef de file sur le sujet. Cet événement a vocation à devenir un rendez-vous régulier de la gouvernance mondial ; un lieu d’échange et de débat mettant particulièrement en avant les initiatives de la société civile, le partage d’expériences et de solutions novatrices.

2. Défendre les intérêts de notre pays à l’international

Et en une année seulement, Emmanuel Macron a réaffirmé la place française dans le jeu des puissances mondiales :

  • En créant, au sein de l’Union européenne, les conditions de la coopération sur des chantiers majeurs et notamment sur la question des travailleurs détachés, de la réponse au défi migratoire ou encore du budget de la zone euro. Le Gouvernement français a également été force de proposition sur le sujet de l’Initiative européenne d’intervention qui permettra à l’Europe d’être en pointe pour faciliter la paix et œuvrer à la prévention des conflits (lire notre article à ce sujet). Ces avancées ont notamment été permises par la relance d’un couple franco-allemand fort (lire notre récapitulatif du Sommet de Meseberg de juin 2018)

  • En étant à l’initiative de sommets internationaux majeurs sur l’environnement (One Planet Summit), la paix mondiale Forum de Paris sur la Paix ou encore sur** la lutte contre le terrorisme** à travers l’assèchement des financements (la conférence internationale “No Money for Terror” qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 avril 2018 à l’initiative de la présidence de la République).

  • En redonnant du lustre à la francophonie grâce à un plan ambitieux pour favoriser le rayonnement de la langue française dans le monde. Celui-ci prévoit en particulier le doublement du nombre d’élèves accueillis au sein du réseau scolaire français d’ici à 2025, parce que les établissements scolaires sont la colonne vertébrale de la francophonie (lire le discours du président du 20 mars à l’Institut de France).

  • En négociant ou en faisant voter des accords stratégiques avec des pays partenaires. L’accord avec le Canada (CETA) permettra d’ouvrir des nouveaux marchés à la France tout en protégeant les intérêts des secteurs les plus exposés et nos produits d'appellations. Celui avec l’Australie a permis de lancer des initiatives conjointes sur la lutte contre le réchauffement climatique, alors que la visite du Chef d’État en Inde a été accompagnée de la signature de plusieurs contrats stratégiques en matière d’énergie ou de défense.

Dans un souci d’un commerce international plus juste et d’évaluation constante, nous avons, en parallèle mis en place des comités de vigilance, pour évaluer l’impact des différents traités commerciaux. Ces commissions constituées d’experts indépendants ont entre autres évalué l’impact du CETA sur l’environnement, le climat et la santé.



Notre monde est plus fragmenté et instable que jamais. Les tensions s'exacerbent même parmi nos alliés historiques. Si l’on ne fait rien, le monde dans dix ans sera plus hostile et plus inégalitaire qu’au début de notre siècle. C’est pourquoi, avec ses partenaires, la France a décidé de ne pas rester inactive. Cela commence par le refus de la tentation du repli sur soi. Fidèle à notre histoire et nos valeurs, nous faisons du multilatéralisme le cœur de notre action à l’international. Cela passe d’abord par la refondation de l’Europe afin d’en faire un acteur ambitieux capable de dialoguer avec tous les acteurs étrangers. La construction d’une véritable défense européenne en est l’exemple le plus marquant.

Cette coopération est indispensable si l’on veut défendre nos valeurs et résoudre véritablement les enjeux auxquels nos pays font face. Il est en effet impossible de combattre le changement climatique ou de lutter contre le terrorisme global seuls. Ce faisant, nous ne négligeons pas non plus les intérêts de notre pays, de nos citoyens et de nos entreprises, au contraire. Fidèle à l’histoire de notre diplomatie, nous savons que c’est en défendant une certaine vision du monde que nous assurons également l’avenir de notre pays.

Pour suivre toutes la mise en oeuvre du programme “International” du président cliquez ici !