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École : une meilleure alimentation pour lutter contre les inégalités

17 avril 2019 - L’égalité des chances à l’école commence par l’assiette. Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, les écoles des quartiers défavorisés de 8 académies distribueront dès ce 17 avril un petit-déjeuner à leurs élèves.

« L’alimentation est un droit fondamental des enfants qui peine à être garanti » a déclaré le chef de l’État lors de la présentation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le 13 septembre 2018.

Aujourd’hui, environ 15% des enfants pauvres arrivent le ventre vide à l’école (contre 7% en moyenne). Et les conséquences sont nombreuses pour ces écoliers sous-alimentés : fatigue, manque de concentration, agitation mais aussi parfois maux de ventre et malaises.

Pour lutter contre cette inégalité et garantir les mêmes chances de réussite à chacun, deux mesures phares seront mises en place dès ce mois d’avril.

La distribution de petits déjeuners gratuits dans les écoles des quartiers défavorisés

Dès ce 17 avril, des collations seront distribuées dans 8 académies test (parmi lesquelles Amiens, Toulouse, Montpellier ou encore La Réunion). Elles seront ensuite généralisées à toute la France en septembre prochain.

Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Santé et des Solidarités, expliquait dans une interview pour le JDD : « Mettre en place le petit déjeuner à l’école, c’est une mesure de bon sens qui s’attaque aux racines des inégalités ».

Cette mesure sera financée par un fonds dédié, dont le montant sera défini après une estimation des besoins dans les territoires.

La cantine à 1€

Cette mesure devrait concerner jusqu’à 10 000 communes, principalement des communes rurales de moins de 10 000 habitants. Car dans la plupart de ces petites municipalités, en raison d’un budget limité, il n’est souvent pas possible pour la mairie d’appliquer des tarifications sociales (c’est à dire un prix du repas fixé proportionnellement aux revenus du foyer). Les familles les plus pauvres ne peuvent donc pas y mettre leurs enfants. Une inégalité supplémentaire auquelle l’État compte s’attaquer.

En proposant des repas à 1€ d’ici la fin du mois d’avril, les communes concernées bénéficieront d’une aide de l’État égale à 2€ par repas. Une manière d’assurer un repas équilibré par jour à chaque enfant.


Deux mesures qui vont dans le sens d’une alimentation équilibrée pour tous et donc d’une meilleure égalité des chances.