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Soutien de la France à l'unité de l'Espagne

11 octobre 2017 - Catalogne : l’ordre constitutionnel et l’unité de l’Espagne doivent être préservés, et les droits et libertés de tous les citoyens garantis.

Le Gouvernement régional de Catalogne a organisé un référendum d'autodétermination de la Catalogne le 1er octobre alors que le scrutin avait été jugé illégal et anticonstitutionnel par le Tribunal constitutionnel espagnol et que les différentes forces de police avaient été mandatées pour saisir le matériel électoral afin d'empêcher la tenue du scrutin.

Les opérations de vote ont eu lieu malgré cela, dans un contexte tendu qui a donné lieu à des violences notamment lors des évacuations de force de plusieurs bureaux de vote. Alors que le maire de Barcelone et de nombreux citoyens catalans s’opposent désormais à une déclaration d’indépendance unilatérale, le président de la Catalogne a promis, lors de son discours devant le parlement régional, l’indépendance de la Catalogne tout en proposant de suspendre pour quelques semaines « les effets » de cette déclaration afin de laisser une chance au dialogue avec Madrid.

La France est attachée à l'unité et à l'intégrité de l'Espagne, pays ami dont la voix est essentielle sur la scène européenne. Le Président a rappelé à plusieurs reprises au cours des dernières semaines qu’il n’avait qu'un seul interlocuteur, en la personne de M. Rajoy.

Sans que la France ne s’immisce dans les affaires intérieures de l’Espagne, elle constate que le référendum organisé en Catalogne est illégal au regard la constitution espagnole :

« Il y a un État de droit et la démarche catalane contrevient à toutes les règles de l’Etat de droit en Espagne »
Emmanuel Macron, Francfort, 10/10/2017.
« A partir de là, nous n’avons pas de raison de penser différemment de ce que pense la constitution espagnole. Nous sommes des partenaires, des alliés de l’Espagne et l’Espagne est une grande démocratie »
N. Loiseau, CNews, 09/10/2017.

Il n’appartient ni à la France ni à l’Europe de prendre part à une médiation. Accéder à cette demande serait traiter les deux parties sur un pied d’égalité et ainsi « donner raison à celui qui ne respecte pas la règle de droit ».

« En tant que Chef d’Etat voisin et ami, je ne peux pas reconnaître sur un pied d’égalité le Premier ministre espagnol et le Président de la communauté de Catalogne. Et les institutions européennes ne peuvent pas faire cela parce que ça n’est pas leurs compétences »
Emmanuel Macron, Francfort, 10/10/2017.

Le Gouvernement a pleinement confiance dans la capacité de la démocratie espagnole à conduire un dialogue politique apaisé, dans le cadre de la légalité constitutionnelle :

« On ne sortira de cette situation que par le dialogue et l’engagement politique (...) Je fais confiance à Madrid pour renouer, à travers la consultation de l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement – comme s’y est engagé le président du Conseil –, ce fil du dialogue sans lequel il ne peut y avoir de solution durable, dans l’intérêt de l’unité et du développement de notre amie, l’Espagne. »
Edouard Philippe, QAG, 3/10/2017.