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Christophe Castaner : “Tolérance zéro contre le racisme”

9 juin 2020 - Pour garantir l’exemplarité des forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur a annoncé une série de mesures parmi lesquelles la suspension systématique des auteurs d’actes et de propos racistes et l’abandon de certaines méthodes d’interpellation.

Ce lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rappelé que le racisme n’avait pas sa place en République et a présenté un ensemble de mesures pour s’assurer que nos forces de l’ordre soient exemplaires dans l’exercice de leurs missions.

« Le racisme n'a pas sa place en République. C'est un mal abject, insupportable, qui blesse et tue. »
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur

En effet, depuis le décès de Georges Floyd, une vague d’indignation légitime secoue le monde (lire notre communiqué). De nombreuses manifestations se sont tenues autour d’un mot d’ordre : non au racisme et aux discriminations.

Comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, il n’y a pas d’Institution raciste ou de violences ciblées. Il n’y a qu’une police républicaine au reflet de notre société. Une police diverse mais qui n’échappe pas à certains des maux de la République : racisme, antisémitisme, homophobie.

Mais pour être digne de l’uniforme républicain, l’exigence et l’intransigeance doivent être plus grandes encore : les forces de l’ordre ont un devoir d’exemplarité.

Christophe Castaner a ainsi présenté plusieurs mesures :

  • la suspension systématique des auteurs d’actes et de propos racistes avérés et l’engagement de procédures disciplinaires en parallèle des procédures pénales ;
  • une instruction a été adressée à tous les services de police pour rappeler le cadre précis des contrôles d’identité, rappeler l’obligation de porter le RIO (numéro d'identification) et renforcer le port des caméras-piéton ;
  • le renforcement de la formation continue, en particulier en lien avec des associations dont la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) ;
  • l’intégration d’un critère de sensibilité à la non-discrimination dans l’évaluation de la formation continue des policiers et des gendarmes.

Restaurer la confiance entre la police et la population

Par ailleurs, le ministre a annoncé l’abandon de la méthode dite de “l’étranglement” tout comme il est interdit de prendre appui sur le cou et la nuque des personnes en cas d’interpellation. Les policiers devront suivre des heures de formation continue annuelle aux gestes techniques, sans quoi ils ne pourront plus intervenir sur la voie publique.

Restaurer la confiance entre policiers et population, c’est aussi restaurer la confiance avec les inspections et les enquêtes menées sur les policiers et les gendarmes. Pour cela, une mission d’évaluation de toutes les enquêtes pour acte et propos racistes dans la police et la gendarmerie sera lancée. Elle sera présidée par le conseiller d’Etat et déontologue du ministère de l’Intérieur, Christian Vigouroux et ouverte à des personnalités de la société civile.

Une réforme en profondeur des inspections du ministère de l’Intérieur sera en outre menée pour aller vers plus de cohérence et plus d’indépendance.

Toutes ces annonces sont issues du travail engagé par le Gouvernement depuis le début du quinquennat et ont été enrichies grâce aux réflexions demandées par le président de la République sur la déontologie et l’exemplarité. Elles sont la condition de l’émergence d’une “police de la confiance”.