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La Commission européenne au service de ses citoyens

21 juillet 2018 - La Commission européenne peut se réjouir d’avoir atteint mercredi 18 juillet deux de ses objectifs pour une Europe plus forte.

C’est une Europe active et combattante qui s’est imposée ce 18 juillet. La Commission européenne a une nouvelle fois sanctionné l’un des géants du web, Google, pour des pratiques anti-concurrentielles. Sur un autre registre, l’évaluation du plan Juncker (plan d’investissement européen sans précédent lancé en 2015) a montré que celui-ci était un vraie réussite.

Google sanctionné par la Commission européenne

La Commission européenne a administré mercredi 18 Juillet une amende de 4,34 milliards d’euros à Google pour abus de position dominante dans son système d’exploitation de smartphone.

Cette décision met fin à une enquête lancée en 2015. Google est notamment sanctionné pour avoir payé les fabricants pour qu’ils installent en exclusivité le moteur Google Search sur les appareils Android - ce qui empêche d’autres entreprises - potentiellement européennes - de développer des systèmes concurrents, qui plairaient davantage aux consommateurs.

Cette amende est la plus lourde infligée par la Commission Européenne et fait suite à une première amende de 2,42 milliards administrée en 2017 pour abus de position dominante dans son comparateur de prix en ligne Google Shopping.

La Commission européenne impose aussi à Google de régulariser son comportement dans un délai de 90 jours sous peine de se voir infliger une nouvelle sanction.

« Ce que nous voulons c’est que Google change son comportement. Nous voulons que cela cesse de manière efficace. »
- Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la Concurrence

Margrethe Vestager a rappelé dans cette annonce que le rôle de la Commission européenne était de protéger les consommateurs de ce genre de pratiques anticoncurrentielles. Ce qu’elle a déjà fait à plusieurs reprises en prenant des sanctions à l’égard de grands groupes comme Amazon, Apple ou Microsoft.

Le Plan Juncker dépasse les objectifs fixés

Le plan Juncker, du nom du Président de la Commission européenne, est un grand plan d’investissement lancé en 2015 dans le but de à relancer la croissance, l’industrie et l’innovation en Europe. En effet, après la crise de 2008, l’investissement s’est effondré en Europe : la Commission Européenne a donc décidé d’agir.

L’objectif du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) - le bras armé du plan Juncker - était de rassembler 315 milliards d’euros d'investissements pour 2018 afin de financer les secteurs porteurs de croissance.

355 milliards d‘euros ont été mobilisés depuis le lancement de ce plan ce qui en fait un véritable succès ! L’objectif est maintenant de 500 milliards d’investissements pour 2020.

« Ce plan a permis de retrouver le même niveau d'investissement qu'avant la crise. »
- Jean-Claude Juncker, Président de la commission européenne

21 milliards d’euros de crédits publics ont servi de garantie au financement du plan Juncker. Cette somme a permis d’emprunter sur les marchés afin d’obtenir 63 milliards d’euros à quoi s’ajoute des contributions publiques et privées permettant d’atteindre et de dépasser l’objectif fixé.

Près de 900 projets ont été approuvés par la Banque Européenne d’Investissement depuis 2015 et vont pouvoir être financés grâce à ces ressources. Le FEIS finance des grands projets portant sur un secteur d'avenir et des projets innovants portés par des petites et moyennes entreprises.

  • Le Plan Juncker a, par exemple, permit la construction ou la rénovation de plus de 500 000 logements sociaux.

Le succès de ce plan marque un tournant dans l’action de la BEI qui investit aujourd’hui dans des projets de plus petite taille et comportant un niveau de risque plus élevé.