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COP23 : convaincre de continuer à s’impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique

10 novembre 2017 - Le 6 novembre a débuté la 23e conférence sur le climat, la COP 23. Près de 200 pays sont réunis à Bonn avec un objectif climatique mondial plus que jamais difficile à tenir après le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris.

Décembre 2015 : à l’occasion de la COP 21 organisée en France, 190 pays se sont accordés pour réduire leur consommation d’énergie et se sont fixés l’objectif ambitieux d’une stabilisation de l’augmentation des températures à 2° voire 1,5° d’ici 2050. « Ambitieux mais raisonnable » disait-on.

Mais voilà, il y a quelques jours l’ONU tirait le signal d’alarme dans son rapport annuel : l’écart entre les promesses nationales et les réductions à mettre en place pour respecter les engagements de la COP 21 est colossal. Et l’ONU de préciser : il faut fermer les centrales à charbon, rénover les passoires thermiques, investir dans les énergies renouvelables, repenser les transports.

Plus que jamais, l’urgence

Plusieurs événements nous rappellent l’urgence de la situation : ouragans répétés aux Antilles et en Floride, feux d’une intensité inédite au Portugal ou en Californie, sécheresse durable en Afrique de l’Est, disparition accélérée d’espèces animales et de barrières de corails, records de températures dans plusieurs États... selon le Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) :

«Ce sera probablement une année record en terme de coût humain, social et économique des catastrophes naturelles.»

Enjeux de la COP 23

La COP 23 était initialement conçue comme un temps de négociation technique sur les règles d’application de l’Accord de Paris mais le retrait des États-Unis a remis la politique au centre du débat.

«Il ne faudra pas laisser les États-Unis se transformer en force destructrice à Bonn, [...] ayant annoncé leur retrait, ils ne devraient pas influencer l'accord.»
prévient Mohamed Adow, de l’ONG Christian Aid, qui défend les pays en développement.

La France a fort à faire pour convaincre ses partenaires de continuer à s’impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique.