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« Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la Nation. »

4 décembre 2018 - La hausse de la taxe carbone suspendue pendant 6 mois, aucune augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité pendant l’hiver… Le Premier Ministre a annoncé ce 4 décembre plusieurs mesures fortes, dans un souci d’apaisement.

Après plusieurs semaines de consultation avec les partenaires sociaux, les élus locaux, les responsables de partis politiques, et des rencontres des membres du gouvernement avec des gilets jaunes dans tout le pays, le Premier ministre a présenté ce midi à Matignon plusieurs mesures immédiates :

La suspension pour 6 mois :

De la hausse sur la taxe carbone (sur l’essence, le fioul et le diesel),

 De la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence,

Pour les professionnels, de l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers, ce qu’on appelle le GNR.

De l’entrée en vigueur des nouvelles modalités du contrôle technique est également suspendue pour 6 mois.

Il n’y aura également aucune augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz durant l’hiver.

Ces 6 mois, c’est le temps d’un débat national qui impliquera tous les acteurs de notre société (citoyens, élus, syndicats…) sur tous les sujets et notamment celui des impôts et de la dépense publique. En effet, le Premier ministre a déclaré qu’il était prêt à discuter des modifications à apporter au système fiscal français mais en gardant à l’esprit une règle importante : « si les impôts baissent, il faudra que les dépenses baissent, car nous ne voulons pas léguer des dettes à nos enfants. » Ce débat « qui ne ressemblera à aucun autre » abordera aussi la transition écologique, toujours urgente, la mobilité et les transports, notamment hors des villes, de logement.

Cette grande concertation débutera le 15 décembre et se terminera le 1er mars. Le gouvernement travaille actuellement à la mise en place d’une organisation « qui permette à tous les Français qui le souhaitent de s’exprimer ».

« C’est maintenant le temps du dialogue. J’ai la conviction que quand on met des Français de bonne volonté autour d’une table et qu’on travaille sérieusement, on trouve des solutions. C’est ce que je vous propose de faire. »