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Emmanuel Macron : “Cette aventure démocratique et humaine constitue une première mondiale”

29 juin 2020 - “Je m'y étais engagé, je tiens parole.” Emmanuel Macron a annoncé les 146 propositions retenues, sur les 149 formulées par la Convention Citoyenne pour le Climat, qui seront transmises soit au Gouvernement, soit au Parlement, soit au peuple français.

Le président de la République, qui a reçu lundi à l’Elysée les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le Climat, a annoncé envisager le recours au référendum d’ici 2021, sur des questions essentielles liées à la biodiversité, à l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique. Il a également déclaré qu’un projet de loi reprenant les propositions de la Convention Citoyenne sera proposé d’ici la fin de l’été. Enfin, le chef de l’Etat s’est engagé à injecter 15 milliards d’euros supplémentaires dédiés à la transition écologique.

“La Convention citoyenne pour le climat a renouvelé de manière inédite les formes de la démocratie et bousculé le système”, explique le président de la République, rappelant l’urgence plus prégnante encore qu’au moment du lancement des travaux : “la planète pourrait être sur une trajectoire de +7°C d'ici 2100. La biodiversité continue de se dégrader.”

En effet, si depuis trois ans le Gouvernement agit en faveur d'une transition écologique durable, en faisant par exemple de la France le premier pays au monde à fermer ses centrales au charbon, en mettant fin aux permis d’hydrocarbures, ou en nous donnant pour objectif de classer 30% de notre espace maritime et terrestre en aires protégées, il est nécessaire aujourd'hui d'aller plus vite. Le défi climatique nous impose de faire beaucoup plus, a notamment fait valoir le Président.

  • 15 milliards d’euros sur deux ans pour la transition écologique

Le Président a salué cet ensemble de propositions pour un projet cohérent basé sur l’idée de remettre l’ambition écologique au coeur du modèle économique, le tout dans un esprit de justice sociale. “La transformation écologique n’est possible que si elle est aussi une transformation sociale et solidaire”, a-t-il affirmé. Ainsi, 15 milliards d’euros supplémentaires sur deux ans seront injectés dans la transformation écologique de notre économie.

« Ce que les citoyens ont montré c’est que ce changement de modèle n’est pas l’affaire du Gouvernement ou Parlement mais de toute la nation, dans toutes ses composantes. »

A court terme, le président de la République a indiqué qu’un projet de loi reprenant les propositions de la Convention sera proposé d’ici la fin de l’été. Il a en revanche développé trois “jokers”. Tout d’abord concernant la proposition de taxe de 4 % sur les dividendes, qui réduirait notre chance d’attirer des investissements supplémentaires. Deuxièmement, concernant la limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h au lieu de 130 proposée par la Convention, Emmanuel Macron préfère “reporter ce débat” car il serait “profondément injuste que votre travail soit résumé à cette proposition”. Enfin, les membres de la Convention souhaitaient “réécrire le préambule de la Constitution, en plaçant l’environnement au-dessus de nos autres valeurs fondamentales”. Étant garant de nos institutions, le président de la République ne peut accepter cette proposition, qui viserait à “mettre le droit de la nature au-dessus des droits humains”.


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  • Réforme constitutionnelle et référendum

En revanche, Emmanuel Macron se dit favorable à l’organisation d’une réforme constitutionnelle laissant également envisager le recours au référendum sur des sujets liés à la protection de l’environnement. Il a en outre exprimé sa volonté d’inscrire le crime d’écocide dans le droit international : “C’est une notion extrêmement structurante pour la protection des écosystèmes et la défense de l’écologie et de la biodiversité. Je suis l’un des premiers dirigeants à avoir utilisé ce terme quand l’Amazonie brûlait il y a quelques mois.”

Le président de la République a terminé son discours sur la possibilité de créer de nouvelles conventions citoyennes notamment au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese). La République En Marche soutient particulièrement cette initiative et réfléchit à la mise en place de dispositifs similaires sur des questions de société.


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