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Refonder l'agriculture française et préparer l'avenir

1 mars 2017 - Emmanuel Macron se rend aujourd'hui au salon de l'Agriculture.

Refonder l’agriculture française et préparer l’avenir

Ce samedi, le Salon de l’Agriculture 2017 s’est ouvert à Paris. Parrallèlement, une journée de réflexion intitulée « Sortons l’agriculture du salon » s’est tenue pour évoquer l’avenir de notre alimentation, de ceux qui la produisent, et des territoires qu’ils forgent et entretiennent depuis des siècles.
En Marche souhaite répondre à ces deux préoccupations :

  • Promouvoir de nouvelles façons de produire et consommer.
  • Répondre aux préoccupations des agriculteurs que les dernières années ont accablés.

En 2015, un tiers d’entre eux a touché moins de 350 euros par mois, les crises agricoles se suivent et leurs effets désastreux se ressemblent, les plans d’urgence n’amorcent pas d’améliorations durables, et de plus en plus de jeunes sont dissuadés des carrières agricoles.
La France ne peut pas s’enorgueillir de ses terroirs et sa gatronomie en tournant le dos à ses agriculteurs. Les crises successives appellent à repenser nos modèles productifs et de consommation en profondeur.

Le Programme d'Investissement d'Avenir Agricole pour moderniser et réorienter nos systèmes de productions

Si En Marche souhaite modifier la Politique Agricole Commune de l’Union européenne pour palier à la volatilité des prix et combattre les incertitudes des marchés, la France doit aussi se doter d’une politique ambitieuse. Sur le plan d'investissement public de 50 milliards d'euros proposé par Emmanuel Macron, l’agriculture est une des priorités à laquelle il souhaite consacrer 5 milliards d’euros. Ce Programme d’Investissement d’Avenir Agricole déployé sur tout le quinquennat doit permettre de moderniser et réorienter nos systèmes de productions.


Le travail des agriculteurs doit être correctement rémunéré et ils ne doivent pas dépendre d’aides publiques inconstantes et souvent trop faibles. Il en va de la dignité de leur profession, mais aussi de l’amélioration de leur pouvoir d’achat.

Pour organiser la montée en gamme de notre agriculture, les projets coopératifs ainsi que de transformation et distribution par circuits courts seront privilégiés. Ils doivent revaloriser la qualité et la variété de nos productions locales. Ces nouveaux modes de distribution sont vecteurs de lien social et certaines méthodes de production innovantes, l’agro-écologie notamment, ont des rendements importants et une forte intensité en main d’œuvre. Elles créent de l’emploi. Promouvoir les circuits-courts permet aussi de mieux répondre au « tout-industriel » qui prévaut souvent et soulève régulièrement des controverses sanitaires.

Il s'agit également de soutenir les mesures de modernisation favorables à l’environnement. En janvier, Emmanuel Macron a annoncé son ambition d’interdire d’ici 2025 la commercialisation d’œufs de poules élevées en batterie et les initiatives pour le bien-être animal doivent aussi être valorisées.

L’agriculture au cœur du développement durable

Nos agriculteurs doivent s’inscrire pleinement dans la politique de croissance verte que nous voulons amorcer. Ceux qui souhaitent développer des pratiques plus respectueuses de l’environnement doivent être encouragés par des logiques de contractualisation.

Un système de Paiement pour Services Environnementaux (PSE) financé à hauteur de 200 millions d’euros permettra de rémunérer les bonnes pratiques.

Il y en a des milliers à récompenser et à inventer, dans l’irrigation, le stockage et la production d’énergie, la fertilisation des sols ou le chauffage du bétail. Ce sont autant d’opportunités d’innovation et d’exemplarité pour notre pays aux traditions agricoles ancestrales.

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