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Restitution des ateliers sur la santé

27 février 2017 - La restitution des ateliers du plan de transformation concernant la santé.

Santé

Les questions fermées

Laquelle de ces orientations est pour vous prioritaire ?

Pensez-vous que ces propositions répondent à des vrais problèmes ?

Les questions ouvertes

À quels problèmes pensez-vous que ces propositions répondent ?

« Le renforcement de la prévention » (35% des réponses apportées). Les comités locaux font le constat de nombreux « mauvais usages », « abus » et d’un « manque d’information » des Français dans le domaine de la santé. Il semble donc essentiel de « responsabiliser nos concitoyens face au système de santé » via des actes de prévention. Par ce biais, nous parviendrons à « minimiser les coûts » - car les « maladies seront soignées dès le début » - et nous « éviterons la propagation » des épidémies.
Les comités locaux invitent également à formuler des propositions pour que davantage d’actions de prévention aient lieu en milieu scolaire et au travail. À l’école, il conviendrait de pallier le « problème d’information » avec des interventions sur la « diététique, la santé, les premiers secours ». En entreprise, il faudrait organiser des « visites annuelles obligatoires avec le médecin du travail ».

La lutte contre les déserts médicaux (30% des réponses apportées).
Les comités locaux font également de la lutte contre les déserts médicaux une priorité. Ils proposent ainsi « d’inciter les jeunes médecins à s’y rendre » et de « donner plus d’autonomie aux acteurs de terrain ». Cette plus grande autonomie devra permettre d’organiser et « gérer les services en fonction des situations » rencontrées quotidiennement. Elle favorisera aussi les « expérimentations » et pourra permettre de « déléguer certains actes à d’autres professions (infirmières, pharmaciens, etc.) ».

L’amélioration du « pilotage les dépenses » (15% des réponses apportées).
Pour les comités locaux, les orientations esquissées dans la fiche permettront de mieux piloter les dépenses de la sécurité sociale. Ils souscrivent ainsi à l’idée de mettre en place un « plan pluriannuel de financement » afin d’avoir « une vision des investissements sur le long terme ». Cette vision sur le temps long est d’ailleurs « indissociable des actions de prévention ».
Ces propositions sont-elles à la hauteur de ce que vous attendez d’En Marche en termes de santé ? Si non, pourquoi ?
Si une majorité de comités locaux partage les premières orientations présentées dans la fiche de travail (accessible en suivant ce lien : <a href "http://bit.ly/fiche-santé">ici), certains d’entre eux (c.30%) ont indiqué avoir besoin de davantage de précisions. À l’occasion de son meeting de Nevers le 06 janvier dernier, Emmanuel Macron a pu répondre à certaines des questions posées par les comités locaux. (Retrouvez la fiche des mesures sur la santé annoncées lors de ce meeting en suivant ce lien : ici).

Une minorité de comités (20%) signale que d’autres enjeux mériteraient d’être mis en avant :

  • Sur le métier de médecin.Certains comités proposent de «revaloriser la profession de généraliste » et faire que cette voie continue d’attirer les étudiants ; de « libéraliser l’implantation des médecins » et de mettre fin au « numerus clausus » pour lutter contre les déserts médicaux ou encore de « revoir le système de rémunération des médecins ». L’idée « d’une formation continue des professionnels de santé dont les médecins, qui serait gérée par l’Etat et destinée à améliorer l’apprentissage des actes de prévention » a également été proposée.
  • Sur l’organisation des hôpitaux. D’autres comités suggèrent d’abord de « revoir l’organisation (budget et temps de travail) des hôpitaux. Constatant que la « fonction publique hospitalière est de plus en plus négligée », ils appellent à des mesures permettant une « meilleure formation et de meilleurs équipements » pour améliorer les conditions de travail des professionnels, « décharger les urgences » et « améliorer leur motivation. »
  • Sur le numérique.Les comités suggèrent enfin de favoriser la transition numérique du secteur de la santé en faisant la promotion des dossiers numérisés, des sites d’information en ligne, etc.
  • Sur les transferts de compétences. Il pourrait être envisagé de créer davantage de « passerelles entre les professions », d’améliorer la communication entre eux et de « s’appuyer davantage sur les infirmiers. »
  • Sur la transparence(5%des réponses apportées).Les comités locaux souhaitent «rendre plus visibles et intelligibles les comptes des organisations de santé ». Pour ce faire, les comités suggèrent un meilleur encadrement des lobbys ainsi qu’un « contrôle renforcé », tant des patients dans leur consommation de médicaments que des praticiens dans leurs dépassements d’honoraires.

Selon vous, quelles seraient les bonnes solutions pour lutter contre les déserts médicaux et inciter les jeunes professionnels de santé à venir s’installer dans les milieux ruraux ?
Revoir la formation des médecins (30% des réponses apportées). Les répondants considèrent que plusieurs étapes de la formation des futurs médecins devraient être revues afin de faciliter une implantation en zones rurales :

  • Aumoment du concours.Certains comités se portent en faveur d’une «révision de la sélection des médecins », avec notamment : des « entretiens de motivation » ; une « régionalisation du concours » pour proposer un nombre de places (puis de futurs médecins) correspondant à la demande locale ; une « augmentation [voire une suppression] du numerus clausus »
  • Au moment de laformation.Certains comités suggèrent ainsi de«proposer des stages en campagne » (en plus de ceux en hôpitaux), notamment pour la « dernière année d’étude » ; « d’obliger à une pratique [au moins une fois] en zone rurale », par exemple via un « service médical obligatoire » ; proposer aux étudiants de « payer leurs études » contre un engagement de plusieurs années de pratique en zone rurale. À l’issue des études, certains proposent « d’imposer [pour une durée temporaire] un lieu d’affectation », pourquoi pas via une « affectation sur des postes vacants », notamment en zones rurales.
  • Au moment où ils commencent à exercer. Certains comités souhaitent aider financièrement et administrativement les jeunes médecins afin d’encourager leur installation dans des déserts médicaux. Pour ce faire, ils proposent : une « défiscalisation de leur installation » ; une « aide administrative » ou encore une « prime à l’installation ». Au cours de leur exercice, il pourrait aussi être envisagé de leur offrir un « salaire incitatif » qui pourrait prendre la forme de « subventions » ; d’un « forfait sur les charges comme les autoentrepreneurs » ; « d’un remboursement supérieur des prestations sur les actes médicaux », ou encore d’une revalorisation de leurs revenus « comme les professeurs en ZEP ».

Relancer et structurer l’offre médicale régionale (25% des réponses apportées). Pour cela, les comités locaux estiment que nous pourrions construire un « réseau/maillage régional », pour faire en sorte que les médecins en campagne « se sentent moins seuls » et puissent « échanger sur leurs pratiques et connaissances ». Il faudrait enfin mieux « travailler avec les élus et collectivités territoriales », afin de faciliter l’implantation des maisons de santé et de créer des infrastructures rendant la vie en campagne plus facile (transports, écoles, etc.)
Développer la e-santé (15% des réponses apportées). Les animateurs locaux ont imaginé plusieurs façons d’apporter un service médical en zone rurale, sans pour autant que des médecins s’y installent physiquement et de manière permanente. Cela pourrait prendre la forme de « diagnostics à distance » grâce à la « téléconsultation », via notamment des cabines dédiées ; la plus grande utilisation « des objets connectés » ; la création de sites d’information et d’aide au diagnostic ou encore la digitalisation des dossiers médicaux.
Faciliter les transferts de compétences à d’autres praticiens (5% des réponses apportées). Les comités locaux ayant participé à l’atelier estiment que certains actes pourraient être transférés à d’autres professions (pharmaciens, aides-soignants, infirmières) notamment en zone rurale.