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Deux jours en Guyane

3 novembre 2017 - Le président de la République s'est rendu en Guyane : retour sur les engagements pris.

Le président de la République était en déplacement deux jours en Guyane. Face aux grands défis économiques, démographiques, en matière de sécurité, de santé, le président a insisté sur la mise en oeuvre des engagements pris, condition du retour de la confiance.

« Je ne suis pas venu faire des promesses. Ce temps-là est fini. L’État a fait trop de promesses qui n’ont pas été tenues. Donc je suis là pour prendre des engagements que je saurai tenir durant mon quinquennat. »

Respect des « Accords de Guyane »

Le président de la République a réaffirmé que le plan d’urgence, doté de plus d’1 milliard d’euros, sera appliqué dans sa totalité. Il s’est par ailleurs engagé à étudier dans le cadre des Assises des Outre-mer la demande de 2 milliards d’euros complémentaires formulée par les collectifs mais sans « céder à des pressions quelles qu’elles soient. »


Investir dans l'éducation

L’éducation est un défi essentiel compte tenu de la démographie de la Guyane. C’est pourquoi l’Etat apportera un soutien financier de 250 millions d’euros sur 5 ans pour la construction de 10 collèges et de 5 lycées dont un internat d’excellence. 10 à 15 millions d’euros seront aussi apportés pour construire des écoles primaires sur dix ans.


Rendre l’économie plus attractive

Le président de la République a présenté plusieurs actions qui permettront de rendre l’économie de la Guyane plus attractive. Il faut d’abord investir là où la Guyane a de véritables atouts : la filière bois, la biomasse, la pêche, etc. Emmanuel Macron a également appelé à un renforcement du secteur privé et de la concurrence pour stimuler l’emploi et faire baisser le coût de la vie. Aujourd’hui, l’économie de la Guyane repose à 90% sur la commande publique.


Transformation du RSA

Le président a par ailleurs annoncé un changement de règles et de gestion du RSA : « L’État va d'abord reprendre la gestion du RSA, le RSA sera donc réintégré dans le budget de l'État et piloté par l'État (…) mais nous allons aussi en changer les règles, nous conditionnerons le versement du RSA à l'installation en séjour régulier sur le territoire durant 15 années et non plus 5 années (…) je ne veux plus voir des situations où des ressortissants de pays voisins se font régulariser, touchent le RSA pour ensuite aller le dépenser au Suriname, au Brésil ou ailleurs ».


Assises des Outre-mer : les solutions viendront aussi du terrain

« Ces assises, c'est le contraire de ce que nous avons fait depuis des décennies, c'est-à-dire ça n'est pas venir d’en haut proposer des milliards qui ne seront jamais vus, c'est proposer une vision – je viens de vous la rappeler rapidement – une exigence de demander des projets et des propositions ; et derrière de prendre des engagements concrets ».

Les Assises ont été lancées le 4 octobre dernier. Elles ont pour objectif de permettre à tous les habitants des territoires d’outre-mer de s’exprimer et de proposer des solutions sur les sujets qui vous concernent au quotidien : jeunesse, emploi, santé, sécurité, environnement, création d’entreprise, culture, etc.


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