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Municipales 2020 : 3 questions à .... Marie Guevenoux

6 mars 2020 - Alors que le premier tour du scrutin approche, Marie Guévenoux, députée de l'Essonne et co-présidente de la Commission nationale d'investiture du Mouvement, revient pour nous sur les objectifs politiques du scrutin municipal à venir.

1. Quel bilan tirez-vous du travail de la Commission d'investiture ?

La République en Marche est un jeune mouvement, avec une particularité inédite. En effet, sa première victoire électorale fut l’élection présidentielle. Sa seconde fut les législatives. Puis les européennes, où nous sommes arrivés second mais en tête des forces républicaines. Dans ces trois cas, il s’agissait de scrutins nationaux et non locaux.

Face à ce nouveau scrutin, le défi était donc de taille : renforcer notre ancrage territorial. Dans cet objectif, Alain Richard et moi-même avons été chargés il y a plus d’un an par le mouvement de réunir les comités politiques départementaux, afin de construire avec eux notre stratégie. Au mois de juin, Stanislas Guérini, délégué général, et le bureau exécutif du mouvement, ont procédé à la nomination de la Commission nationale d’investiture – que nous avons eu l’honneur de co-présider.

Depuis lors, la CNI a examiné, 2 fois par semaine, plus de 650 situations, pour y décider soit d’une investiture, soit d’un soutien. C’est une phase qui a aussi énormément mobilisé nos équipes sur le terrain, et on ne les remerciera jamais assez. Nous avons aussi abordé ce scrutin avec beaucoup d’humilité. Cela aurait été une erreur de transposer nos scores nationaux à ces élections locales ; ces deux exercices n’ont en effet aucun rapport. En définitive, nous avons analysé 1 500 candidatures et procédé à l’investiture et au soutien de 600 candidats. Là où les LR, le PS et le RN voient leur nombre de candidats baisser considérablement, LREM a une dynamique, elle, très positive.


2. Quels sont les objectifs politiques du scrutin, pour le mouvement et plus largement pour la majorité présidentielle ?

Dès le début de nos travaux, les deux Délégués généraux et le Bureau exécutif nous ont confié 3 objectifs.
Le premier était, comme je l’ai mentionné précédemment, de renforcer notre ancrage local.
Le second était de continuer l’élargissement de la majorité. Nous avons ainsi soutenu des élus issus de la gauche ou de la droite, qui voulaient s’inscrire dans un travail commun avec le Président de la République et la majorité pour les années à venir.
Enfin, nous devions également renforcer nos liens avec notre allié historique, le MoDem, ou plus récents comme Agir ou le MRSL.

Enfin, la CNI a voulu confirmer le renouvellement des visages incarné par LREM. Nous nous sommes par exemple engagés pour les femmes, bien plus que toutes les autres organisations politiques : un programme de mentorat par l’institut de formation ”Toutes politiques !”, une campagne d’engagement pour lever le frein de l’autocensure, des investitures dans l’ensemble des situations politiques, favorables ou non … La commission nationale d’investiture a privilégié autant que possible l’émergence des candidatures féminines. Nous avions comme objectif d’atteindre les 30% d’investitures : actuellement seulement 16% des maires sont des femmes. Nous avons voulu doubler ce chiffre, l’objectif est tenu !

Le respect de ces objectifs a nécessité un travail de fourmi - et ça n’a pas toujours été simple – mais il y a de quoi être fier pour une si jeune formation politique. Le travail des membres de la CNI et aussi de nos référents, de nos parlementaires et de nos animateurs locaux va nous permettre d’avoir, demain, un ancrage beaucoup plus puissant avec 10 000 élus locaux. C’est pour nous une fierté.


3. Pourquoi a-t-on choisi, dans certains cas, de privilégier les soutiens aux investitures ?

Factuellement, nous avons autant d’investitures que de soutiens. Dans certains cas, le candidat LREM était le meilleur candidat pour rassembler la majorité et/ou incarner un projet d’alternance. C’est le cas dans 300 communes. Dans d’autres cas, c’était un candidat issu d’un mouvement partenaire, parfois maire sortant, qui était le plus à même de rassembler. Le travail de la CNI a été du sur mesure, de l’étude au cas par cas, en essayant de se projeter dans un temps long. S’ancrer localement est un travail de longue haleine. Nos choix sont aussi des jalons posés pour les futures échéances électorales.