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Anthony Brottier, candidat à Poitiers : “Etre maire, c’est faire”

17 juin 2020 - A l’approche du second tour des élections municipales, Anthony Brottier, tête de liste “Ma priorité, c’est vous”, se confie sur les derniers jours de campagne et détaille son programme pour Poitiers.

Comment envisagez-vous ces derniers jours de campagne dans le contexte sanitaire particulier ?

Depuis le début, nous avons mis la proximité au coeur de notre stratégie, de notre équipe et de notre identité. Plus que de simplement mener campagne, nous avons souhaité créer un mouvement dont tous les Poitevins pourraient se saisir, dans lequel ils pourraient s’engager et se retrouver. C’est dans cet état d’esprit que, comme en 2017 lors de “La Grande Marche”, nous sommes allés consulter, pendant près de 9 mois dès avril 2019, les habitants de Poitiers pour savoir, de façon très précise, presque à la rue près, ce qui marchait bien et ce qui mériterait d’être amélioré. Nous avons par la suite continué le porte-à-porte car nous souhaitons atteindre notamment ceux qui ne croient plus en la politique, ceux qui ne sont plus touchés par les informations, ceux qui s’éloignent, doucement, de la République.

« Nous organisons un meeting numérique le jeudi 25 juin, où nous invitons les Poitevins à nous poser des questions en amont et pendant l’événement. »

Cependant, la crise sanitaire et la nécessité de respecter les gestes barrières ont bousculé notre manière d’envisager ce moment d’élection, qui est une chance pour Poitiers d’écrire une nouvelle page de son histoire. Aujourd’hui, à quelques jours du second tour, nous sommes en train de terminer le boîtage des derniers tracts, tandis qu’une équipe en charge du phoning doit avoir déjà appelé 1 500 Poitevins. Nous allons également faire un “meeting numérique” le jeudi 25 juin, où nous invitons les Poitevins à nous poser des questions en amont et pendant l’événement. Enfin, mes colistiers, dont je salue l’engagement sans faille, continuent de faire des réunions dans leur appartement où ils reçoivent quelques amis pour un échange sans filtre sur le programme que nous portons.

Vous avez présenté votre projet pour "l'après-covid" avec notamment pour axes principaux l'économie et l'aide aux plus fragiles. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Si le Gouvernement a déployé de puissants dispositifs, comme le chômage partiel, - quel autre pays a fait davantage ? - pour éviter que cette crise sanitaire se transforme en crise économique et sociale, les collectivités ont elles aussi une grande responsabilité et un rôle à jouer. Sans rentrer dans la polémique, force est de constater que ce n’est pas le cas à Poitiers. Nos commerçants, particulièrement fragilisés, sont abandonnés par la municipalité actuelle, qui n’a visiblement pas pris la mesure des enjeux pour l’emploi local. Nous proposons pour notre part des mesures exceptionnelles pour nos entreprises : gratuité du stationnement, exonération du droit de terrasse jusqu’à fin 2020 et dégrèvement de la CFE doivent nous permettre d’accompagner nos acteurs économiques dans la relance.

Sur la question sociale, plusieurs associations locales ont aujourd’hui des charges démesurées : 90 000 euros de loyer pour Les Restos du Coeur, 90 000 euros qui servent non pas à fournir des repas et de l’aide alimentaire en plus, mais à payer les frais de location des locaux ! Cette situation n’existe nulle part ailleurs ! Je me suis engagé à trouver une solution pérenne à cette association qui oeuvre au quotidien pour ceux d’entre nous qui ont le moins. Car être maire, c’est faire.

Quelle serait, selon vous, la mesure à retenir de votre programme ?

Difficile de n'en choisir qu'une, mais, compte tenu du contexte économique qui s'annonce, je propose de créer un pavillon du Futuroscope en plein centre-ville pour attirer le tourisme et développer les emplois. Explications en vidéo

Ces derniers mois ont-il changé votre vision du rôle de maire ?

De façon paradoxale, les mesures de distanciation sociale ont mis en exergue un besoin de proximité plus que jamais exprimé par les habitants de Poitiers. Cette même proximité que nous portons depuis le début de la campagne sera évidemment prise en compte dans nos modes de gouvernance. Relancer les marchés de quartier, nommer un adjoint par quartier, créer une véritable offre de vélos en libre service pour que chacun, quel que soit son quartier, puisse accéder à la pratique du vélo, sont autant de mesures qui vont dans le sens de cette proximité.

« La crise a souligné que le rôle de maire est déterminant et qu’il le sera d’autant plus dans la gestion de la crise économique et sociale à venir. »

La période que nous traversons a confirmé la pertinence du projet équilibré que nous avons construit avec les Poitevins. Elle a aussi servi de révélateur du besoin de renouveler les visages et les pratiques politiques à Poitiers : nous ne pouvons nous permettre de poursuivre avec les mêmes logiciels que depuis 43 ans ! Enfin, la crise a souligné que le rôle de maire est déterminant et qu’il le sera d’autant plus dans la gestion de la crise économique et sociale à venir.