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Le député Laurent Saint-Martin lance son laboratoire législatif

10 août 2017 - Le député Laurent Saint Martin, élu dans le Val de Marne en juin a innové lundi dernier, en tenant son premier laboratoire législatif dans sa circonscription. Une drôle d’idée ? Non une idée en marche.

Laboratoires législatifs, c’est ainsi qu’il appelle les réunions qu’il avait promis d’instaurer lors de sa campagne et qu’il animera donc régulièrement. Ce sont des « lieux d’émulation démocratique », ouverts à tous.
La première réunion s’est tenue le 7 août autour du thème de la réserve parlementaire. La réserve a été supprimée de haute lutte par la nouvelle majorité. Les adversaires de cette suppression y voient le risque de couper les parlementaires de leurs circonscriptions.
Autour de la table, il n’y avait pas débat : ça relevait de « la politique d’avant », « un truc de copains ».


Retour d’expérience et questions à Laurent Saint Martin


  • La suppression de la réserve parlementaire, thème de votre première réunion pose une question : le parlementaire est il aussi un élu local ?

On s’est rendu compte pendant la campagne que les électeurs croyaient qu’il était en lien direct avec les enjeux locaux, faisant croire qu’il y participait. Le parlementaire est un élu de la nation avec un ancrage territorial mais il n’est pas un super élu local, ni un élu en compétition avec les maires ou les élus territoriaux. Il est complémentaire, il a d’abord un devoir national.


  • Pourquoi avoir choisi ce sujet (la suppression de la réserve) comme premier thème ?

Le laboratoire d’idées était une promesse de campagne. Ce thème s’est imposé parce qu’il est particulièrement a propos sur le rôle de l’élu que je voulais aborder en premier lieu.


  • Quelles idées concrètes en sont elles ressorties ?

La majorité des participants étaient favorables à sa suppression, c’était une mesure à prendre, elle est populaire. Il est nécessaire de sortir d’un système discrétionnaire de financement public. Le principe est acquis de le rendre moins politique et d’opérer des choix sur des critères plus objectifs.


  • Quels sont vos sentiments à l’issue de cette première réunion ?

Incontestablement, la force de l’attente de dialogue et de rencontre du député. Ce qui est frappant, c’est peut être propre à mon territoire, mais c’est la première fois que les électeurs discutaient avec un député, pas seulement avec un candidat en campagne. Ils m’ont tous dit qu’ils reviendraient, et avec d’autres personnes.


  • Quels seront les prochains thèmes ?

Le droit à l’erreur probablement. Et ensuite le projet de loi de finances avec des cas concrets.


  • Quels sont les sujets qui interpellent ?

La notion de confiance interpelle. Ce qui revient souvent, c’est : ne pas faire comme hier, ne pas faire la même politique qu’avant, rester sur la même ligne ambitieuse de la campagne. Les électeurs présents demandent de la technicité, de la pédagogie sur le travail législatif, il veulent prendre part à ce qui se fait. Je sens que l’opinion veut se sentir libre de faire des propositions mais en comprenant les rouages de la fabrique des lois.


  • Comment allez vous faire remonter les propositions qui émergeront de ces réunions ?

Ca nourrit directement mon action. Par exemple, au sein du groupe de travail sur le droit à l’erreur auquel j’appartiens à l’assemblée nationale, je me ferais le porte parole de ces remontées de terrains non filtrées. La première navette parlementaire, ce n’a pas lieu entre les deux chambres mais entre les citoyens et les députés.


  • Que suggérez vous à vos collègues ? d’organiser les mêmes réunions ?

Oui, et il va y avoir une réflexion au sein du groupe, pour voir quel est le format le plus adapté.


  • Avez vous d’autres idées en tête du même ordre ?

Oui. Essayer de numériser ce format, créer une plateforme interactive pour poser les idées sans attendre la réunion mensuelle.