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« Cette élection du nouveau DG nous renforcera collectivement. »

16 novembre 2018 - Dans une lettre adressée aux marcheurs, Philippe Grangeon, Délégué général par intérim, définit l'esprit et les enjeux de l'élection interne de son successeur.

Chères marcheuses, chers marcheurs,
Chers amis,

Comme nous vous l’avions annoncé, un Bureau exécutif exceptionnel s’est réuni jeudi 15 novembre pour examiner, dans le respect scrupuleux des statuts de notre mouvement, les dossiers de candidature déposés dans le cadre de l’élection à la fonction de Délégué général de La République En Marche.

Plusieurs d’entre nous ont manifesté le souhait de se présenter. Tous ne sont pas allés au bout de cette candidature ; soit parce qu’ils n’ont pas déposé de dossier, soit parce que, comme Pierre Person, ils ont choisi une voie qui privilégie le rassemblement et l’unité. La décision de Pierre n’est pas pour moi un renoncement mais un acte politique fort et éminemment responsable car, dans une famille politique, s’affronter ne doit pas être le premier réflexe sauf s’il existe de sérieuses divergences.

Ce sont donc trois dossiers de candidatures qui ont été reçus mais seulement deux d’entre eux réunissent les parrainages requis par nos statuts. Après la vérification de la validité de ces parrainages, le Bureau exécutif a donc entériné les candidatures de Stanislas Guerini et Joachim Son-Forget.

Le temps de la campagne officielle est donc venu pour ces 15 prochains jours. Elle prendra fin le 30 novembre au soir et se conclura par le vote du Conseil le 1er décembre. Il élira notre futur Délégué général pour un mandat de 3 ans.

Je souhaite, avec le Bureau exécutif, que cette courte campagne soit un moment privilégié pour évaluer avec exigence et lucidité nos forces et nos faiblesses.

Comment faire de ce jeune mouvement la pierre angulaire de la majorité pour contribuer à la réussite du quinquennat et préparer les échéances à venir, notamment les grands rendez-vous électoraux que sont les européennes et les municipales ? Comment en faire un mouvement attractif, puissant, fidèle à sa promesse d’horizontalité, en prise avec le réel et qui intègre mieux toutes ses sensibilités ? Tout en répondant aussi au besoin que nous ressentons tous que La République En Marche soit davantage un véritable espace de débat politique responsable. Si nous devons être un soutien sans faille au président de la République, nous devons aussi être une source d’inspiration, d’alerte de l’exécutif et du législatif, en faisant preuve de notre propre capacité d’élaboration idéologique et programmatique.

Ce ne sont pas des questions simples et les réponses concrètes que doivent apporter les candidats auront évidemment des répercussions dans la structuration, le développement, l’identification et l’incarnation de notre mouvement. C’est en cela que cette courte campagne doit être utile.

Deux débats notamment, organisés les 22 et 28 novembre en soirée et diffusés en direct à tous les adhérents, rythmeront ces deux semaines de campagne. Ils doivent être l’occasion pour vous d’interroger les candidats ; c’est donc à vous de décider des questions qui leur seront posées au travers de la consultation que vous trouverez en annexe.

15 jours se sont écoulés depuis l’ouverture de ce processus électoral, 15 jours qui ont déjà mis en évidence notre maturité politique. Il nous reste désormais 15 jours pour que cette campagne soit un moment de clarté pour le corps électoral mais aussi qu’elle soit la plus participative possible pour tous les adhérents de LaREM. Avec pour seul objectif que nous arrivions soudés au 1er décembre, et que ce Conseil soit un moment d’apaisement et riche en propositions, afin d’ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire.

Je compte sur vous pour faire de cette campagne un moment démocratique qui nous renforce collectivement, bref, que nous grandissions ensemble.

Avec mon amitié,

Philippe Grangeon