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Maud Bregeon : “Nous devons encourager une démocratie locale apaisée et transparente”

22 juillet 2020 - Élue à Levallois et présidente du groupe Levalloisiens Ensemble, Maud Bregeon incarne une forme d’opposition constructive au sein du conseil municipal. Elle dessine également sa vision du Grand Paris de demain.

Au premier tour, vous avez recueilli 15,03% des suffrages et vous êtes désormais conseillère municipale. Quelle forme d’opposition souhaitez-vous incarner ?

Nous nous inscrivons dans la perspective d’une opposition constructive et de terrain, sachant proposer et contribuer aux projets dès lors qu’ils serviront le bien commun pour les Levalloisiennes et les Levalloisiens. Chacun des élus, siégeant au sein de ce conseil, représente une partie des citoyens : il faut aller continuellement à leur rencontre, pour faire remonter leur attente et leurs problématiques afin de porter la voix de celles et ceux qui nous ont fait confiance les 15 mars et 28 juin derniers.

Bien sûr, il faut être critique et le faire savoir lorsque c’est nécessaire, mais en privilégiant toujours le dialogue et la concertation, quand cela est possible. Enfin, il faut rendre compte de nos actions, en communiquant régulièrement et précisément sur ce que nous portons, sur le sens de nos votes lors des conseils municipaux, et travailler avec les citoyens qui veulent s’engager et porter des projets à nos côtés.

Sur quels sujets serez-vous particulièrement engagée et vigilante ?

Notre volonté première, c’est d’encourager une démocratie locale apaisée et transparente qui doit se faire avec les Levalloisiennes et les Levalloisiens. Pendant des années, cela a manqué dans notre ville.

Nous en sommes convaincus, c’est avec les citoyens qu’il faut construire le Levallois des 20 prochaines années, ils doivent être incités à contribuer et avoir accès à toutes les informations relatives à la gestion de leur ville.

Nous porterons durant tout le mandat ce qui constitue notre ADN : la bonne articulation entre la co-construction des projets, via des conseils de quartiers renforcés par exemple, et la délibération qui doit se faire aussi, lorsque c’est nécessaire, au-delà des murs du conseil municipal.

« Le temps où chaque commune définissait et déployait ses politiques en autarcie, sans dialogue et coordination avec ses voisines, n’a plus de sens. »

Quelle est votre vision du Grand Paris de demain ?

Le temps où chaque commune définissait et déployait ses politiques en autarcie, sans dialogue et coordination avec ses voisines, n’a plus de sens. Les citoyens et les entreprises rayonnent aujourd’hui sur des périmètres très larges. Chaque décision prise par Paris résonne au-delà du périphérique, et inversement.

Les séparations artificielles entre les communes qui partagent le même territoire et le même bassin de vie ont trop duré et c’est au niveau du Grand Paris qu’il faut concevoir les politiques publiques, notamment sur les sujets environnementaux. Cela implique de redéfinir les couches territoriales pour ne pas les multiplier, dans une optique de simplification et de rationalisation, de préciser et de renforcer les prérogatives du Grand Paris. Enfin, il y a le sujet de sa gouvernance, avec un mode d’élection peut-être plus direct pour impliquer et sensibiliser davantage les Grands-Parisiens aux enjeux et aux décisions qui touchent notre territoire.