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Apprentissage, formation professionnelle et assurance-chômage : lancement de la concertation

13 octobre 2017 - Trois réformes pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes, ramener vers l’emploi ceux qui en sont le plus éloignés et redonner aux actifs la maîtrise de leur parcours professionnel.

Aujourd'hui, et depuis hier, le Président de la République reçoit successivement les organisations syndicales pour des échanges préparatoires aux réformes de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage.


  • Modèle social : le second chantier

Après les ordonnances Travail, les réformes de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage constituent le second volet du chantier de rénovation de notre modèle social lancé par le Premier ministre et la ministre du Travail en juin dernier.

Toutes trois sont des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Leur objectif :

  • Améliorer l’insertion des jeunes sur le marché du travail;
  • Ramener vers l’emploi ceux qui en sont le plus éloignés ;
  • Doter les actifs de nouvelles protections leur permettant de mieux maîtriser leur parcours professionnels.

C’est une première étape dans le processus de concertation. Le Premier ministre, la ministre du Travail et le ministre de l’Éducation nationale recevront à leur tour les partenaires sociaux la semaine prochaine. Comme pour la réforme du code du travail, la méthode est fondamentale.

La ministre du Travail conduira une concertation approfondie sur les trois sujets, en lien, avec Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal sur l’apprentissage. Tout sera mis sur la table. Cela ne signifie pas que le Gouvernement vise un accord sur tous les points, mais que rien ne sera caché et que tout sera discuté. La concertation pourra inclure une négociation, sur la formation professionnelle notamment, comme le prévoit le code du travail. Cela dépendra en grande partie de la volonté des partenaires sociaux.

L’objectif est la présentation d’un projet de loi au printemps 2018.

Sur l’extension de l’assurance-chômage aux démissionnaires (une fois tous les 5 ans) et aux indépendants : elle devra être mise en œuvre de manière juste et contrôlable. Quant à son coût, les hypothèses de chiffrage qui ont circulé dans la presse sont largement surestimées et n’émanent pas du ministère du Travail. Sur la gouvernance de l’Unedic : elle fait partie des sujets qui seront discutés. Cette gouvernance doit évoluer compte-tenu de la part croissante prise par l’État dans le financement.