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Logement : 9 milliards d’euros pour aider les plus modestes

3 mai 2019 - Le groupe Action Logement et Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, ont annoncé un plan de 9 milliards d’euros destiné à la construction et la rénovation de l’habitat. On vous explique comment ces mesures vont se mettre en place.

Financer la rénovation énergétique des logements de 50 000 familles à 100%, transformer des bureaux vides en logement, agir contre la dégradation de l’habitat ancien… Voilà quelques exemples du Plan d’Investissement Volontaire en faveur du logement et de la mobilité des salariés qui vient d’être annoncé par le groupe Action Logement et Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement.


Action Logement, c’est quoi ?

Anciennement connu sous le nom de 1% logement, Action Logement est un programme qui permet d’aider les salariés à se loger grâce à une participation de leur employeur (si l’entreprise fait plus de 20 salariés). Grâce à cette participation, Action Logement agit pour construire des logements, en proposer à la location ou peut verser une aide directe aux salariés (prêts ou caution pour une location). Sa vocation ? Faciliter l’accès au logement pour favoriser l’emploi.

Au total, ce sont 9 milliards d’euros qui seront débloqués d’ici 2022 pour développer ce programme. Sept axes ont été définis afin d’agir pour le logement des salariés :

1 - Améliorer la performance énergétique des logements : 1 milliard d’€

Afin d’améliorer le pouvoir d’achat des locataires et des propriétaires modestes dont le budget est grevé par les dépenses d’électricité et de chauffage, mais aussi de lutter contre le réchauffement climatique, Action Logement financera à 100% les travaux de rénovation énergétique des logements. Une mesure qui devrait bénéficier à environ 50 000 familles et qui sera mis en place dès septembre 2019.

2 - Favoriser la mobilité des salariés : 150 millions d’€

Une prime de 1000 euros sera versée aux salariés aux revenus modestes qui déménagent pour se rapprocher de leur entreprise ou prendre un nouvel emploi. Cette mesure sera mise en place dès juillet 2019. Environ 100 000 salariés pourront en bénéficier.

50 millions d’euros seront également destinés au financement de la création d’espaces de coworking afin de faciliter l’organisation du travail des entreprises.

3 - Agir pour un habitat plus inclusif : 1,550 milliard d’€

Pour adapter le logement au vieillissement, Action Logement subventionnera les travaux d’adaptation des sanitaires pour les plus de 70 ans, afin d’éviter les risques de chute. 200 000 personnes pourraient bénéficier de cette mesure dès septembre 2019.

4 - Transformer les locaux vacants en logement : 1,2 milliard d’€

24 000 nouveaux logements devraient être créés grâce à cette mesure. Action Logement a d’ores et déjà identifié 135 000m2 de bureaux vacants en Ile-de-France qui pourraient être transformés en appartements. Une manière de répondre à la forte demande sur le marché locatif alors que l’offre est aujourd’hui insuffisante.

5 - Améliorer l’habitat dans les Outre-mer : 1,5 milliard d’€

La situation des Outre-mer est spécifique et demande donc une attention particulière. 80% des ménages sont en effet éligibles au logement social sur ces territoires (contre 66% en métropole). Un besoin fort donc et des moyens pas toujours en adéquation avec la demande. Cet argent sera utilisé pour la construction ou la rénovation de 42 000 logements.

6 - Produire plus de logements et pour moins cher : 2,720 milliards d’€

Pour répondre à la demande croissante de logements pour les salariés et faire face à la hausse continue des coûts pour se loger, les bailleurs sociaux seront aidés significativement pour pouvoir poursuivre leurs missions. La construction de logements pour les classes moyennes sera soutenue et des fonds seront débloqués pour permettre aux locataires sociaux d’accéder à la propriété.

7 - Agir contre la dégradation de l’habitat ancien : 945 millions d’€

Cette enveloppe servira à la démolition des logements obsolètes et vacants, à réhabilitation de logements insalubres mais aussi à intervenir dans les copropriétés dégradées. Un problème qui avait été mis en lumière lors du drame de la rue d’Aubagne à Marseille, où deux immeubles insalubres du centre-ville s’étaient effondrés faisant 8 morts.