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Endométriose : un plan d’action pour une meilleure prise en charge

13 mars 2019 - Agnès Buzyn a dévoilé son plan d’action pour renforcer la prise en charge de l’endométriose, une maladie méconnue, qui touche près de 1,5 millions de femmes en France.

1 femme sur 10 en âge de procréer est atteinte d’endométriose. Cette maladie chronique, encore méconnue du grand public, est liée à la présence de cellules utérines en dehors de l’utérus qui réagissent lors des cycles hormonaux. Elle se manifeste souvent par des douleurs violentes et peut causer des problèmes de fertilité.

Une véritable souffrance pour de nombreuses femmes, d’autant plus que la maladie est aussi mal connue des professionnels de santé qui banalisent parfois les douleurs liées aux règles. Résultat : il faut en moyenne 5 ans après les premiers symptômes pour qu’un diagnostic soit posé selon l’association EndoFrance. Un retard dans la détection qui n’est pas sans conséquence puisque la maladie a alors « le temps de causer des dommages notables à différents organes » selon l’organisation.


Le ministère de la Santé a décidé de prendre le problème à bras le corps. Agnès Buzyn a annoncé le 8 mars, à la fin de la semaine de prévention et d’information consacrée à l’endométriose, un plan d’action construit autour de 3 axes : la détection, l’accompagnement et l’information.

1- Une détection précoce de la maladie

En instaurant la recherche des signes d’endométriose dans les consultations obligatoires de suivi médical de l’enfant et de l’adolescent, à 11-13 ans puis 15-16 ans, mais aussi lors des consultations dédiées à la santé sexuelle des jeunes filles entre 15 et 18 ans. Les services universitaire de médecine préventive seront également mobilisés.

En renforçant la formation des professionnels de santé sur les signaux d’alerte, le diagnostic et la prise en charge.

2- Mieux accompagner les femmes et simplifier leur parcours de soin

En mettant en place une « filière endométriose » dans chaque région. Elle regroupera l’ensemble des professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues, chirurgiens, sages-femmes, psychologues…) ayant l’expertise de cette pathologie. D’ici l’été, un groupe de travail national définira les contours de ces filières puis les agences régionales de santé (ARS) seront en charge de la mise en place d’ici la fin de l’année 2019.

En portant une attention particulière à la prise en charge de la douleur et des troubles de la fertilité.

3- Une meilleure information sur la maladie

En mobilisant les acteurs de santé publique (Santé.fr), en plus des campagnes de communication des associations qui seront soutenues par le ministère.

En encourageant la recherche sur cette maladie et la création d’outils de pédagogie à destination du grand public pour que les nouvelles connaissances sur la maladie soient partagées.

En faisant des interventions dans les collèges et les lycées et en sensibilisant les étudiants en médecine.