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Le président de la République s’exprime devant les Nations-Unies

20 septembre 2017 - Emmanuel Macron tenait ce 19 septembre un discours important face aux Nations-Unies. Il y a réaffirmé son soutien à l’accord sur le climat et au multilatéralisme porté par l’ONU.

« Nous avons la certitude et l’énergie de ceux qui veulent créer un monde meilleur. Et oui, ce monde meilleur créera de l’innovation, des emplois, n’en déplaise à ceux et celles qui veulent croire que l’avenir ne se regarde qu’en arrière. »
Emmanuel Macron.

  • Le président réaffirme son soutien à l’accord de Paris

« L’avenir du monde, c’est celui de la planète qui est en train de se venger de la folie des hommes. »
Emmanuel Macron

Les catastrophes naturelles se multiplient.
La nature nous rappelle à l’ordre et nous intime d’assumer notre devoir d’humanité.
Le dérèglement climatique fait voler en éclat les différences entre Nord et Sud. Les plus fragiles sont toujours les premières victimes. Nous sommes tous touchés.

La France, devant l’Assemblée des Nations-Unies, avait promis un accord sur le climat. Ce dernier ne sera pas renégocié, il pourra être enrichi mais il n’y aura aucun recul.
Le président a signifié son respect envers les États-Unis dont le président a annoncé le retrait de l’accord. Mais l’action de la France et des autres pays signataires ne bougera pas.

Le président présentera ce jour-même un Pacte mondial pour l’environnement, pour forger le droit international pour le siècle qui vient.

« Quand certains voudraient s’arrêter, nous devons aller plus loin. Le réchauffement climatique lui ne s’arrête pas. Notre devoir d’humanité ne s’arrête pas. Il y a des voix, des vies derrière chacune de nos décisions. »
Emmanuel Macron

  • Lutte contre le terrorisme djihadiste

« Concernant le terrorisme djihadiste qui a frappé sur tous les continents, nous nous protégerons en unissant nos forces, en luttant contre l’utilisation d’Internet par les terroristes et contre toutes les sources de leurs financements. En 2018, sera organisée une grande conférence sur ce combat. »
Emmanuel Macron

Le président a rappelé son soutien au déploiement de la force conjointe du G5 Sahel qui lutte tous les jours contre le terrorisme.
Il a également affirmé que la réponse militaire ne pourrait jamais être la seule réponse. Il faut une réponse politique.

  • Migrations et développement

Dans cette lutte, la question des réfugiés est centrale. Leur protection est un devoir moral et politique dans lequel la France a décidé de jouer son rôle : en défendant le droit d’asile et le respect absolu de la Convention de Genève.

Le président a identifié 2 priorités claires dans ce domaine :

  1. Investir dans l’éducation, grâce à laquelle nous gagnerons cette bataille contre l’obscurantisme.
  1. Investir dans la santé, dans la lutte contre les grandes pandémies et dans la malnutrition.

Il a également appelé la communauté internationale à se battre pour la place des femmes dans nos sociétés, la culture et la liberté d’expression, notamment la liberté de la presse, menacée dans encore trop d’endroits.
C’est pourquoi, un appel a été lancé à la désignation d’un représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies sur la protection des journalistes dans le monde.
« En aucun cas, la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier la réduction de cette liberté. »

  • Situation internationale
  • La Libye

« Notre action collective se heurte à l’instabilité des États, comme la Libye. La France a une responsabilité particulière pour que ce pays retrouve la stabilité. Nous devons parvenir en 2018 à l’organisation d’élections qui acteront le début d’une restauration effective de l’État. »

  • Le Venezuela

« L’action collective doit maintenir le respect de la démocratie, le respect de toutes les forces politiques et ne rien céder aux tendances dictatoriales qui sont aujourd’hui à l’oeuvre. »

  • L'Ukraine

« Il faudra faire respecter les engagements pris, permettre le cessez-le-feu effectif et progressivement permettre aux partis en présence de respecter le droit international et de parvenir à la fin de ce conflit. »

  • La Corée du Nord

« Le multilatéralisme peine à faire face au défi de la prolifération nucléaire. Pyongyang a franchi un seuil important dans la menace militaire.
À ce jour, la Corée du Nord, n’a donné aucun signe de volonté de négocier. Notre responsabilité, avec les autres pays dont la Chine et la Russie, est de les ramener à la table de la négociation. La France ne fermera pas les portes du dialogue si celui-ci est possible. »

  • L'Iran

Le 14 juillet 2015, un accord solide a été scellé, un accord utile et essentiel à la paix, permettant de garantir que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire.
Le président souhaite compléter cet accord par un travail qui permettra d'encadrer l’activité balistique de l’Iran, d’encadrer la situation après-2025 que ne couvre pas l’accord de 2015.

Emmanuel Macron a rappelé l’importance du dialogue, spécifiquement dans la situation actuelle.

« Est-ce que l’absence de dialogue a permis de mieux régler la situation en Corée du Nord ? »
Emmanuel Macron

  • Le multilatéralisme

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

« Parce que nous avons laissé s’installer que le multilatéralisme était en quelque sorte un sport confortable, un jeu pour diplomates assis, l’instrument des faibles, c’est cela ce qui s’est passé depuis tant et tant d’années.Nous avons laissé croire que le multilatéralisme ne pouvait pas tout régler. Nous avons laissé les dérèglements du monde prendre le dessus, traîner à régler le réchauffement climatique, à traiter des inégalités économiques.

Notre défi est de savoir refonder le multilatéralisme. Tous nos défis sont mondiaux. Tout cela, nous ne le réglerons qu’à l’échelle de la planète. Sinon, c’est la loi du plus fort qui l’emporte.
Nous avons l’universalité de nos valeurs. C’est cela qui nous a fait, c’est cela qui construit la paix dans la durée.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin du multilatéralisme. C’est la règle du droit, c’est l’échange entre les peuples, c’est l’égalité, c’est ce qui permet de construire la paix et de relever chacun de nos défis. »

« L’ONU a toute légitimité pour agir et préserver les équilibres du monde. C’est pourquoi, je veux une ONU plus responsable, plus efficace, plus agile. La France sera là, aux côtés des Nations-Unies, pour la réforme en cours. »
Emmanuel Macron

Le discours du président en intégralité

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