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Deux ans d’actions : le témoignage de Cassia, cheffe de famille

2 juillet 2019 - Deux ans après les élections législatives, 8 citoyens et citoyennes français nous ont expliqué comment les mesures du Gouvernement et des parlementaires avaient impacté leur quotidien. Voici le témoignage de Cassia, cheffe de famille monoparentale.

Cassia vivait en région parisienne avec ses enfants, jusqu’à ce qu’une séparation brutale ne l’oblige à tout quitter du jour au lendemain. Elle et ses enfants, alors âgés de 7 mois et 2 ans, se retrouvent dans une maison à caractère social, au milieu de la campagne. Or, Cassia n’a pas le permis, ce qui rend ses démarches pour trouver un nouvel emploi très difficiles: “ Avant même de passer des entretiens d’embauche, ma situation familiale me condamnait de toute façon au refus ”. Cassia affronte la précarité extrême, le surmenage et l’humiliation: “Du jour au lendemain, je me retrouvais isolée, sans argent, sans la moindre perspective de travail ou même d’une promenade en solitaire. J’ai alors décidé d’emmener mes enfants vivre à La Rochelle et j’ai commencé à dénoncer sur le net la dure réalité des familles monoparentales ”. En 2017, elle souhaite s’engager pour les élections législatives mais mère célibataire, elle n’a pas “assez de temps ni de ressources pour participer aux rendez-vous qui jalonnent une campagne politique. Je me suis retrouvée confrontée à la nécessité de revoir les modèles pour permettre aux familles monoparentales une vraie représentativité politique”. Aujourd’hui, Cassia travaille pour la Ville et touche, depuis février 2019, une prime d’activité d’une centaine d’euros: “Avec deux enfants et une pension alimentaire mi- nime, cela change un peu la donne ”. Cassia souhaite que le Gouvernement poursuive ses mesures pour aider les familles monoparentales : au-delà du mode de versement des pensions alimentaires, il faut repenser les aides à la garde.

Cassia, 41 ans, cheffe de famille monoparentale à la Rochelle (17)

4 MESURES QUI CHANGENT LE QUOTIDIEN DES PARENTS CÉLIBATAIRES

Des aides plus importantes pour garder ses enfants et aller travailler

Depuis le 1er octobre 2018, les aides à la garde à domicile ont augmenté de 30% pour les parents célibataires. Soit jusqu’à 265€ supplémentaires par mois.

Une hausse de la prime d’activité de 90€ par mois

Les revenus de millions de salariés modestes augmentent fortement grâce à la baisse des charges sociales et à la hausse de 90€ par mois de la prime d’activité. Au total, cela représente plus qu’un 13e mois pour le pouvoir d’achat.

La garantie de toucher sa pension alimentaire

Afin d’éviter tout retard ou défaut de paiement de la pension, la CAF pourra bientôt verser la pension alimentaire à titre d'avance et se charger elle-même d’aller récupérer le montant de la pension alimentaire auprès du parent mauvais payeur.

Des aides supplémentaires pour payer ses factures d’énergie

Comme 6 millions de foyers modestes reçoivent chez eux un chèque de l’État de 200€ en moyenne pour payer une partie de leurs factures d’énergies: chauffage, électricité etc. (chequeenergie.gouv.fr)