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Deux ans d’actions : le témoignage de Pauline, agricultrice

2 juillet 2019 - Deux ans après les élections législatives, 8 citoyens et citoyennes français nous ont expliqué comment les mesures du Gouvernement et des parlementaires avaient impacté leur quotidien. Voici le témoignage de Pauline, agricultrice à Saint-Amans-Des-Cots.

Pauline est agricultrice dans le nord de l’Aveyron où elle élève cent vaches Aubrac sur cent quarante hectares. Un troupeau qui lui permet de produire du veau et du Bœuf Fermier Aubrac (Label Rouge). Elle attend avec impatience de bénéficier des effets de la loi Égalim qui met en place un prix de vente tenant compte des coûts de production des agriculteurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. “ Mon employé agricole a été heureux de percevoir cette année la prime d’activité, mais, de mon côté, le revenu dégagé par l'exploitation provient essentiellement des subventions ”. Pauline aimerait que les normes agricoles européennes soient harmonisées : “J’utilise peu de produits phytosanitaires et d’engrais, ma production conventionnelle (non- bio) française est donc au même niveau que la production bio de certains pays, où les normes sont moins exigeantes qu'en France.” Pauline s’implique également dans des projets de développement de circuits courts afin de répondre à la demande de la restauration collective locale, comme de nombreuses autres agricultrices : “Le statut des femmes en agriculture est mieux reconnu depuis la loi PACTE : désormais, le ou la conjoint(e) d’un(e) ex- ploitant(e) agricole travaillant sur l'exploitation doit obligatoirement avoir un statut. Avec le rallongement de la durée du congé légal de maternité, ce sont des avancées majeures pour la reconnaissance de notre travail et des droits sociaux qui y sont attachés!”

Pauline, 42 ans, agricultrice à Saint-Amans-Des-Cots (12)

4 MESURES QUI CHANGENT LE QUOTIDIEN DES AGRICULTEURS ET AGRICULTRICES

Mieux rémunérer les agriculteurs et agricultrices en leur donnant plus de poids dans les négociations commerciales

Désormais, les prix sont proposés par les producteurs aux industriels et grandes surfaces, en prenant en compte leurs coûts de production.

Plus de débouchés près de chez eux

Avec l’obligation de proposer 50% de produits bio, locaux ou labellisés dans les cantines scolaires d’ici 3 ans, les collectivités locales devront s’approvisionner directement auprès des agriculteurs locaux.

Des moyens pour investir dans la transition de son exploitation

Pour réduire la consommation de pesticides et, faciliter le passage au modèle biologique, plus de 1 milliard d’euros sont investis, soit 60% de plus qu’avant. L’objectif est de réussir à se passer de glyphosate dans 2 ans et de passer de 6% à 15% des surfaces cultivées en bio en France d'ici 2022. En 2018, plus de 500000 hectares de terres agricoles étaient en conversion vers le bio.

Fin des zones blanches

D’ici la fin du quinquennat, il y aura la 4G partout en France, ce qui permettra à Pauline de recourir plus facilement aux nouvelles technologies agricoles.