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Tourisme : un plan inédit de 18 milliards d’euros

14 mai 2020 - Sauver le tourisme est une priorité nationale. Le Premier ministre a présenté aujourd’hui des mesures inédites pour faire face à la pire épreuve de l’histoire moderne du tourisme, de l'hôtellerie-restauration et de l'événementiel.

Répondre à l’urgence et permettre la reprise. Les deux axes du plan de soutien pour le tourisme ont été présentés aujourd’hui par le Premier ministre à l’issue d’une réunion interministérielle. Les protocoles de reprise seront dévoilés au cours de la semaine du 25 mai avec pour objectif la réouverture des cafés et restaurants dans les départements classés verts le 2 juin.

Depuis lundi, la France reprend progressivement l’activité économique, mais certains secteurs restent paralysés, au premier rang le tourisme. Avec 2 millions d’emplois directs et indirects soit 8% de notre richesse nationale, il est prioritaire de sauver ce secteur de la crise.

Ce plan se déroulera en trois temps avec en premier lieu, le temps court, celui de l’urgence, puis le temps moyen du déconfinement progressif et enfin le long terme avec la reconquête de la France, pour se hisser à nouveau au premier rang mondial.

Les principales mesures pour répondre à l’urgence

  • Le fonds de solidarité reste ouvert jusqu'à fin 2020 et élargi aux entreprises de plus grande taille (jusqu'à 20 salariés et 2 millions de chiffre d’affaires). L’aide pourra aller jusqu’à 10 000 euros.

  • Les prêts garantis par l’Etat au secteur du tourisme, qui représentent actuellement 6,2 milliards d’euros, seront renforcés par un “prêt garanti Etat saison”. Son plafond sera relevé et pourra atteindre les trois meilleurs mois de chiffre d’affaires de l’année précédente.

  • Les banques pourront accorder un report des échéances de crédit allant jusqu’à 12 mois aux petites et moyennes entreprises du secteur, au lieu de 6 mois actuellement.

  • Les cotisations sociales de mars à juin sont exonérées et cela est prolongé tant que la fermeture durera.

  • Un crédit de cotisation des salaires depuis février sera proposé aux entreprises du secteur, il s’agit d’une aide sans précédent. Cette mesure représente 2 milliards d’euros d’aides directes au secteur.

  • Le dispositif de chômage partiel se poursuivra pour les entreprises du secteur, dans les mêmes conditions, au moins jusqu’à la fin septembre.

  • Pour accompagner la reprise des restaurateurs et réinjecter dans l’économie les tickets restaurants qui n’ont pas été utilisés pendant le confinement, leur plafond journalier sera augmenté de 19 € à 38 € et leur utilisation sera autorisée les week-ends et jours fériés, à partir de la date de réouverture des établissements et jusqu’à la fin de l’année 2020, uniquement dans les restaurants.

Ces annonces sont complétées par un vaste plan d’investissement d’un montant total de 7 milliards d’euros, dont 1,3 milliard de fonds publics, pour développer un tourisme durable et appuyer un développement du numérique en faveur de plusieurs milliers de projets.

Le Gouvernement proposera également la mise en place d’un dispositif pour permettre aux collectivités territoriales d’aider les entreprises de ces secteurs (allègements des taxes de séjour, réduction des deux tiers de la cotisation foncière, etc.).

«Si je fais la somme de tout ce je viens de présenter, cela fait un engagement de plus de 18 milliards d’euros pour les finances publiques. (...) Il fallait que la réponse de l’Etat soit à la hauteur.»
Edouard Philippe, Premier ministre

Après l’urgence, permettre la reprise du secteur

“Il est raisonnable de penser que les Français pourront partir en vacances en juillet et en août”, a annoncé le Premier ministre, sous réserve que l’épidémie soit contenue d’ici l’été.

Quant à la réouverture des cafés et restaurants, le Premier ministre donne rendez-vous aux Français et aux acteurs du secteur au cours de la semaine du 25 mai pour faire un point d'étape. Dans les départements classés verts, la réouverture sera envisagée pour le 2 juin, dans le respect des protocoles sanitaires et si notre capacité à contenir l’épidémie est démontrée.

Les Français peuvent ainsi réserver pour leurs vacances d'été, d'autant plus que les acteurs du tourisme et de l’hôtellerie se sont engagés à rembourser intégralement les réservations si l’évolution de l’épidémie ne rendrait pas possible le départ en vacances.