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France relance, le choix d’une relance verte !

3 novembre 2020 - Frédéric Mailhos et Audrey Zermati sont coordinateurs de la communauté Transition Écologique En Marche. Ils nous racontent comment le plan de relance nous fera basculer vers l'écologie de demain.

L'équipe Transition Écologique En Marche fédère les adhérents du mouvement En Marche ! et tous ceux qui souhaitent mener une réflexion collective sur le développement durable en soutien au projet présidentiel d'Emmanuel Macron.
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D’un montant de 100 milliards d’Euros, le plan de relance annoncé début septembre consacre un tiers des financements annoncés à des investissements de transition écologique. Il est le second volet de la politique d’aide publique à l’économie française, durement touchée par la crise du Covid 19, tout comme celle de nombreux autres pays. Rappelons que le premier volet, d’un montant équivalent, était constitué par le soutien aux ménages et aux entreprises lors du confinement du printemps, avec notamment un des systèmes de chômage partiel les plus généreux au monde.

Après une première partie essentiellement dirigée vers les ménages, politique de soutien à la demande donc, le plan de relance 2021-2022 constitue effort sans précédent pour la transition de notre modèle productif, pour l’accélération de la transition écologique de l’économie et sa mutation vers un modèle durable et neutre en carbone à horizon 2050 – concernant aussi bien nos émissions nationales que celles générées par nos importations.

Pour y parvenir, le plan s’articule autour de sept volets : protection de la biodiversité, lutte contre le réchauffement climatique et adaptation à ses conséquences, pollution locale, développement des circuits courts, économie circulaire, réduction de l’artificialisation des sols, transports propres.
Au-delà de ces dépenses directement ciblées, une partie non négligeable des autres investissements aura également un impact positif sur l’environnement. C’est le cas par exemple de la formation aux futurs métiers de la transition écologique qui apparaît au chapitre « formation ». Il est par ailleurs important de noter qu’aucune des dépenses de ce plan de relance n’impactera négativement l’environnement, selon la nouvelle taxonomie du budget vert.

Le poste budgétaire le plus important sera la rénovation énergétique qui bénéficiera de presque 7 milliards d’euros. 2 milliards viendront renforcer les primes accessibles à tous les ménages pour effectuer des travaux, et la possibilité sera offerte aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés d’en bénéficier. Plusieurs milliards seront mobilisés sur les écoles, mairies ou universités ainsi que les EPAHD et les hôpitaux. C’est bien une transformation globale qui démarre.

L’industrie, source de 20% de nos émissions de gaz à effet de serre, se verra allouer plus d’un milliard d’euros pour un effort sans précédent de décarbonation, avec deux axes principaux :

  • L’investissement dans des procédés industriels innovant moins émetteurs
  • Des aides pour les industries adoptant des énergies propres, afin d’en compenser les éventuels surcoûts.


Concernant les mobilités, 4.5 milliards seront consacrés au secteur ferroviaire
, afin de moderniser le réseau ferré, densifier la desserte du territoire, maintenir des petites lignes ou développer le transport de marchandises. Du budget est également prévu pour développer les transports en commun ou le vélo, en continuité avec les efforts engagés par la loi LOM (loi d’orientation des mobilités).

L’hydrogène vert, produit en utilisant de l’électricité issu de sources renouvelables, se verra attribuer 2 milliards d’euros sur deux ans, et 7 d’ici à 2030. Ce budget conséquent poursuit l’objectif de développer des technologies françaises et européennes, tant pour la production d’hydrogène que sur son utilisation ou son stockage.

Enfin, la protection de la biodiversité, la lutte contre l’artificialisation des sols et la transition de notre agriculture vers un modèle plus durable, respectueux de l’environnement et utilisant moins de pesticides et d’intrants chimiques se verront attribuer des efforts importants (2,5 Mds d’euros).

Au global, c'est un effort sans précédent pour la transition écologique, qui correspond au doublement des dépenses annuelles de la France sur les deux prochaines années.
Véritable bond qualitatif et quantitatif, et s’additionnant aux autres efforts menés en parallèle tels que la concrétisation des mesures proposées par la Convention Citoyenne dans la loi, l’évaluation environnementale des dépenses publiques (le « budget vert »), la mise en œuvre du plan de relance européen, les négociations du budget 2021-2027 de l’Union ou encore la prise en compte de critères environnementaux dans les accords commerciaux, il permettra de transformer l'économie, de créer de nouveaux emplois et d’inventer une nouvelle société alliant qualité de vie et sobriété.

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