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La transition écologique au cœur de la loi mobilités

22 mai 2019 - Débattu au Parlement, le projet de loi mobilités porté par la ministre des Transports Élisabeth Borne met l’accent sur la lutte contre la pollution et l’accélération de la transition vers des moyens de transport plus propres. On vous explique comment.

Les transports portent une importante responsabilité dans la pollution de l’air. Le secteur est d’ailleurs le premier émetteur de gaz à effet de serre. Une mauvaise qualité de l’air responsable de près de 67 000 décès prématurés chaque année.

C’est pourquoi le projet de loi LOM (loi d’orientation des mobilités) présenté par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et actuellement débattu au Parlement, prête une grande importance aux questions écologiques.

Pour accélérer la transition écologique, le projet de loi se fixe deux priorités :

  • soutenir les modes de déplacement les moins polluants ;
  • encourager la transition vers des véhicules propres.

Pour réussir, plusieurs mesures devraient être adoptées comme :

La multiplication par 5 des points de recharge pour les véhicules électriques d’ici 2022 grâce à :

  • l’obligation d’équiper les parkings de plus de 10 places dans les bâtiments neufs ou rénovés d’un point de recharge électrique ;
  • la possibilité de recharger gratuitement sur son lieu de travail ;
  • la création d’un droit à la prise électrique en habitat collectif ;
  • la division par 2 du coût d’installation des équipements de recharge.

Le développement du covoiturage pour les trajets du quotidien grâce à :

  • la création de voies réservées au covoiturage et aux véhicules propres sur les grands axes routiers ;
  • la création d’un forfait mobilité durable qui permettra à un employeur de verser jusqu’à 400€/an à un salarié venant sur son lieu de travail en covoiturage ;
  • la possibilité pour les collectivités locales de subventionner les solutions de covoiturage.

La mise en oeuvre d’un plan vélo grâce à :

  • la création d’un fond vélo de 350 millions d’euros pour financer des infrastructures aux côtés des collectivités ;
  • la lutte contre le vol avec la mise en place de stationnements sécurisés et la généralisation progressive du marquage des vélos (un système d’immatriculation qui permet d’identifier le propriétaire du vélo et d’empêcher la revente de bicyclettes volées) ;
  • un forfait mobilité durable qui permettra à un employeur de verser jusqu’à 400€ à un salarié venant sur son lieu de travail à vélo ;
  • la généralisation du savoir-rouler à l’école pour que tous les enfants entrant en 6ème maîtrisent la pratique du vélo.

Des avancées concrètes qui participeront à l’objectif d’atteinte de la neutralité carbone des transports terrestres d’ici 2050.