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Un jeune, une solution : 6,5 milliards d’euros pour la jeunesse

24 juillet 2020 - Alors que 700 000 jeunes entreront sur le marché du travail en septembre, le Premier ministre a présenté un plan de 6,5 milliards d’euros. Objectif : aucun jeune ne sera laissé sans solution.

La crise sanitaire a particulièrement touché notre jeunesse, qui risque de subir de plein fouet la crise économique. Le Gouvernement a décidé d'en faire sa priorité, le Premier ministre a donc annoncé hier un investissement sans précédent de 6,5 milliards d’euros pour l’insertion des jeunes.

Ce plan se déclinera autour de 3 piliers :

  • faciliter l’entrée dans la vie professionnelle : en incitant les entreprises à embaucher des jeunes grâce à une baisse du coût du travail, permise par une compensation de cotisations à hauteur 4 000 euros pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans, et ce jusqu’à 2 SMIC ;
  • orienter en formant 200 000 jeunes dans les secteurs et métiers d’avenir : formations qualifiantes dans la transition écologique ou encore le numérique ;
  • ne laisser personne sur le bord de la route : 300 000 parcours et projets d’insertion sur mesure pour accompagner les jeunes les plus éloignés de l’emploi.

Comme l’a annoncé le Premier ministre, les étudiants ne sont pas oubliés dans ce plan, avec deux mesures fortes. Tout d’abord par un soutien renforcé pour les jeunes en alternance avec 200 euros de plus pour les mineurs et 500 euros de plus pour les 18/25 ans. Ensuite avec le ticket resto’ U à 1 euro pour les étudiants boursiers (contre 3,3 euros aujourd’hui) ainsi que le renforcement des prêts-études garantis par l’Etat.

“Les plus jeunes, les plus vulnérables, quand il y a une crise qui s'amplifie, sont les plus concernés”, a déclaré Jean Castex confirmant que la jeunesse est la priorité des 600 jours. Le Premier ministre a rappelé sa méthode “fixer des objectifs, dégager des moyens substantiels c’est bien ; si nous ne nous préoccupons pas de leur mise en oeuvre, nous n’atteindrons pas le résultat escompté”.

Les aides pour les contrats d’apprentissage ont ainsi été confortées par les parlementaires cette semaine et élargies aux étudiants de master : 5 000 euros pour un contrat d’un apprenti mineur et 8 000 euros pour un majeur jusqu’à 25 ans.