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Violences : la réponse du Gouvernement

18 mars 2019 - Suite aux violences inacceptables qui ont eu lieu samedi sur les Champs-Élysées, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures fortes.

« Ces actes sont des actes criminels. La réponse du Gouvernement doit être forte ». Entouré du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, de son secrétaire d’État, Laurent Nunez mais aussi de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté des mesures pour mettre fin aux violences.

Parmi celles-ci :

  • L’interdiction des manifestations « se revendiquant des Gilets Jaunes » dans les quartiers les plus touchés comme les Champs-Élysées à Paris, la place du Capitole à Toulouse ou place Pey-Berland à Bordeaux, « dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ‘ultras’ et de leur volonté de casser. »

  • Une réorganisation du maintien de l’ordre :


  • Dès sa promulgation, la loi « anti-casseurs » permettra de renforcer les contrôles aux abords des manifestations, de prononcer des interdictions de manifester à l’encontre des éléments les plus violents, de placer en garde à vue et de poursuivre ceux qui dissimulent leurs visages.

  • Une augmentation de l’amende en cas de participation à une manifestation non-déclarée. Elle sera désormais de 135 € ;

  • La saisie de la justice pour tous ceux qui encouragent ces violences ;

  • Concernant les commerçants touchés par ces manifestations violentes : le plan de soutien aux commerçants prévu sera renforcé.

  • L’actuel préfet de police de Paris, Michel Delpuech, sera relevé de ses fonctions dès ce mercredi. Il sera remplacé par Didier Lallement, actuellement préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, qui sera nommé en Conseil des ministres.

Le premier Ministre a rappelé que le Gouvernement continuerait de protéger le droit de manifester : « quand une manifestation sera déclarée, rien ne changera ». Il a rappelé que la marche pour le climat de samedi avait rassemblé 145 000 personnes dans toute la France, dont 35 000 à Paris (soit 4 fois plus de personnes que celle des Gilets Jaunes) sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer.