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Compte-rendu du bureau exécutif du 25 septembre 2019

26 septembre 2019 - A la veille du débat d’orientation sur la politique migratoire, La République en Marche a consacré son Bureau Exécutif d’hier soir à la question de l’immigration avec pour objectif de débattre et de définir une ligne commune.

Le bureau exécutif s’est déroulé en trois temps :

Dans un premier temps, Elise Fajgeles, députée suppléante de Paris et responsable thématique « Migrations et intégration » à LaREM, a présenté les conclusions de la dizaine d’auditions menées par le Mouvement sur le sujet ces deux dernières semaines ; parmi les personnes qui ont été auditionnées, des acteurs associatifs et institutionnels comme Pascal Brice, ancien directeur général de l'Ofpra, Alain Régnier, délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés, Aurélien Taché, député du Val d’Oise et Jérôme Vignon, conseiller à l'Institut Jacques Delors. Ces auditions ont permis de dresser un premier bilan de ce qui a été réalisé depuis deux ans (dispositif du CAES plébiscité par le Samu social, bon fonctionnement des aides au retour volontaire, augmentation des reconduites, réduction des délais d’examen à l’OFPRA, 40 000 parcours intégration par l’emploi). Ces échanges ont également mis en lumière des difficultés qui persistent : la saturation des hébergements d’urgence, l’augmentation des demandes d’asile de pays d’origine sûrs, les dysfonctionnements dans le règlement de Dublin.

Les membres du Gouvernement présents ont ensuite pris la parole tour à tour : Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur a débuté, suivi de Muriel Pénicaud, ministre du Travail. Christelle Dubos, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, Laurent Nunez, Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et son Secrétaire d’État, Gabriel Attal, ont également partagé leur point de vue sur le sujet.

Le délégué général de La République En Marche, Stanislas Guerini, a conclu les échanges en rappelant que le débat politique voulu par le président de la République était nécessaire et utile parce que :

  • les progressistes doivent se saisir du débat et l’aborder avec humanité et efficacité pour ne pas le laisser aux populistes ;
  • la nouvelle donne européenne permet à la France de faire avancer sa position sur le sujet ;
  • les demandes d’asile ont augmenté d’un quart en France alors que les demandes globales en Europe ont diminué.

Il a rappelé la nécessité d’aborder ce débat de façon fidèle à la méthode de La République En Marche :

  • selon des valeurs d’humanité et d’efficacité : l’intégration sera d’autant plus réussie que la République sera claire et forte sur les valeurs qui la fondent par son histoire et qui soudent la communauté nationale ;
  • en sortant des tabous et des totems : tourner le dos aux stratégies d’évitement, refuser les discours simplistes et démagogues, avoir une vision sur le temps long ;
  • avec une ambition celle de transformer le système et pas seulement de l’adapter ;
  • en co-construisant les décisions avec tous les membres de la majorité et avec tous les acteurs, en particulier les associations et les partenaires sociaux.

Les membres du Burex se sont mis d’accord sur les principes suivants :

  • Garantir le droit d’asile en veillant à ce qu’il ne soit pas dévoyé ;
  • Porter un regard lucide sur l’ensemble de nos dispositifs : dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, lutter contre les détournements, corriger les dysfonctionnements ;
  • Aborder la politique migratoire dans toutes ses composantes (ordre public, économie, santé, travail, logement, éducation, formation professionnelle,…) selon une approche transversale ;
  • Porter le sujet de l’immigration économique légale et ouvrir une concertation avec les branches professionnelles et les partenaires sociaux pour bâtir une stratégie économique ;
  • Trouver des solutions à l’échelle européenne en construisant une véritable politique migratoire européenne (réforme du règlement de Dublin, création d’un Office européen de l’asile et mise en place de centres d’examen des demandes d’asile dans les pays européens les plus exposés)
  • Œuvrer à la convergence économique et sociale des pays de départ : faire de notre action diplomatique et de l’APD un outil de maîtrise des flux migratoires.

Stanislas Guerini a affirmé lors de ce débat : « Nous ne sommes pas là pour rafistoler le système mais pour le refonder. Si nous ne portons pas cette ambition alors nous laisserons la main aux populistes et ce que nous voulons, c’est ce que soit les humanistes qui portent des solutions aujourd’hui comme demain ».