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Pour la République et contre les communautarismes : LaREM présente ses propositions

28 novembre 2019 - La mission pour la République contre les communautarismes présente ses 10 propositions pour donner à ses candidat(e)s aux futures élections municipales les moyens d’aborder avec pragmatisme la question du communautarisme dans leur commune.

Paris, le 27 novembre 2019

La mission pour la République contre les communautarismes, confiée par Stanislas Guerini, Délégué général de LaREM, à Caroline Abadie (députée de l’Isère) et Najwa El Haïte (Adjointe au maire d’Évry, chargée de la culture), présente ses 10 propositions pour donner à nos candidat(e)s aux futures élections municipales les moyens d’aborder avec pragmatisme la question du communautarisme dans leur commune.

Dans de nombreux territoires de notre pays, les communautarismes ont réussi à s’imposer et à s’installer comme une alternative à la République. Présent chaque jour sur le terrain, le maire, acteur essentiel de ce combat politique, se trouve bien souvent seul pour gérer ces situations locales complexes et a besoin de lignes claires pour appliquer le « bon sens républicain ». Or, les élus sont de précieux partenaires dans les territoires parfois les plus reculés, en permanence au contact et donc les mieux placés aussi pour percevoir les signes faibles d’une dégradation de la situation, d’un glissement – voire d’un basculement et d’une fracture.

Dans ce contexte, Stanislas Guerini a confié, en octobre dernier, à Caroline Abadie et Najwa El Haïte le soin de mener une mission sur le sujet de la lutte contre les communautarismes. S’inscrivant dans le cadre de la préparation des élections municipales, cette mission a pour objectifs de donner aux candidat(e)s de La République En Marche les outils pour aborder avec pragmatisme la question du communautarisme au niveau local (relation aux associations, école, mixité sociale, etc.) et de lutter contre les dérives communautaristes dans le strict cadre des compétences du maire.

Ces propositions soumises à discussion en bureau exécutif, et élaborées à partir d’une 35 d’auditions (liste partielle ci-après), ont vocation à être insérées dans le « catalogue » de mesures concrètes que La République En Marche mettra prochainement à la disposition de ses candidats aux municipales pour les aider à élaborer leur projet.

Les propositions discutées en Burex

  1. Au niveau municipal, la lutte contre les communautarismes commence dès la constitution des listes. Le clientélisme communautariste doit être combattu avec intransigeance : tout candidat présent sur une liste LaREM devra adhérer pleinement au projet républicain et signer les 10 engagements éthiques de l’élu local progressiste élaboré par LaREM. En particulier, le candidat s’engagera à faire appliquer les principes de la laïcité au sein de la collectivité dans le strict cadre de la loi du 9 décembre 1905. À cet égard, aucune religion ou conviction ne pourra être ni privilégiée, ni discriminée. Le candidat s’engagera en particulier à respecter un principe de neutralité religieuse dans le cadre de l’exercice de ses missions d’officier d’état-civil (célébrations de mariage par exemple).

  2. Pour parer à tout soupçon de clientélisme communautaire, nous proposons que les recrutements des effectifs municipaux se fassent de manière transparente et que les offres d’emplois soient affichées en mairie et sur le site internet de la mairie.

  3. Les élu(e)s et les agents municipaux sont les ambassadeurs du maire au quotidien : afin de leur permettre de lutter efficacement contre les communautarismes et de faire vivre les valeurs de la République, nous leur proposerons de suivre une formation sur le respect des valeurs républicaines (laïcité et égalité entre les femmes et les hommes). Les employés municipaux seront également formés au respect de tous les publics dans le cadre de leur service, afin de ne pas alimenter les dérives communautaires.

  4. Parce que le communautarisme prospère sur l’ignorance de l’autre, l’élu(e) LaREM contribuera au dialogue entre tous ses administrés avec les conseils de quartier, les conseils de la fraternité et de la laïcité. Il pourra réunir par exemple tous les représentants des cultes pour favoriser le dialogue inter-religion (exemple de Toulouse, ou de Lyon avec l’initiative du maire « concorde et solidarité » etc…)

  5. Parce que la laïcité, ce n'est ni l'ignorance ni le mépris des religions, il pourra participer aux cérémonies religieuses dans lesquelles il est invité, en proposant d’y associer les autres cultes sans discrimination pour favoriser les relations inter-religion.

  6. Contre les communautarismes, la République doit s’affirmer par des rendez-vous où ses valeurs s’incarnent : l’élu(e) LaREM proposera et célèbrera des accueils républicains pour les nouveaux habitants et les nouveaux citoyens naturalisés de sa commune. La Charte des droits et des devoirs du citoyen français, qui fait état des principes de laïcité, de liberté, d’égalité et de fraternité de la République, leur sera remise à cette occasion.

  7. La vie associative est le cœur battant du dynamisme d’une ville mais est aussi le point d’entrée des communautarismes. Pour éviter tout dévoiement des subventions municipales et de l’utilisation des équipements municipaux, leur octroi sera conditionné à la signature d’une charte républicaine sur le modèle de la Charte de la laïcité du Secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes. Le maire veillera en outre à l’adoption de règlements intérieurs compatibles avec les valeurs dans tous les équipements sportifs républicaines (pas d’horaires adaptés).

  8. Dans la lutte contre les communautarismes, l’école joue un rôle particulier parce qu’elle est la dernière institution qui fait le lien entre la République et les communautés repliées. Si l’éducation est nationale, son organisation pour les écoles primaires et maternelles relève du maire, notamment lors des temps périscolaires. L’élu(e) LaREM :

  • S’engagera à proposer des activités promouvant les valeurs de la République et notamment la mixité (exemple : un discours annuel du Maire sur les valeurs de la République à la veille d’une commémoration).
  • Fera preuve d’une vigilance accrue concernant le recrutement des animateurs lors des temps périscolaires.
  • Organisera un « Café des parents » au sein des écoles et des médiathèques pour créer le lien entre les parents et l’école et ramener vers l’espace républicain ceux qui sont tentés par le repli ; ces moments pourront être dédiés à l’explication des contenus pédagogiques (ex : fakenews sur la théorie du genre) ou à tout autre sujet de discussion au choix des parents.
  • Luttera contre la déscolarisation croissante des enfants en contrôlant systématiquement, comme la loi l’y autorise l’instruction dispensée dans les familles grâce à des Equipes républicaines de contrôle.
  • Favorisera l’égalité entre les femmes et les hommes dés le plus jeune âge.
  • Proposera régulièrement dans les cantines scolaires des menus végétariens.
  1. Pour lutter contre le sentiment de relégation né de l’enfermement territorial, l’élu(e) LaREM fera « bouger les murs » et évoluer la politique de logement vers davantage de mixité sociale (logement social, aménagement urbain, dispositifs d’accession à la propriété). Il veillera à l’implantation de commerces (en utilisant par exemple les emplois francs), d’équipements sportifs, ainsi qu’à à la proximité des services publics et de santé (maison de service au public/France service).

  2. Dans sa lutte contre les communautarismes, le maire ne peut agir seul :

  • L’élu(e) LaREM sera le fer de lance de l’utilisation de l’ensemble des dispositifs de lutte contre les dérives du communautarisme et jouera pleinement son rôle dans le cadre d’un « l’Alliance républicaine » avec l’ensemble des services de l’État. Dans le cadre des CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), il s’engagera en faveur de la lutte contre les communautarismes ; dans ses relations avec le préfet, il fera remonter les informations ; il sera en soutien des personnels, notamment dans la sphère éducative, en proie aux communautarismes.
  • Il sera soutenu au quotidien grâce à un module de formation dédié et grâce à un réseau d'élus progressistes confrontés aux mêmes pratiques. Un rendezvous annuel des maires progressistes sur ce sujet sera organisé. La première édition aura lieu en janvier 2020.

La méthode

La Mission a recueilli les témoignages et les idées de maires confrontés au quotidien aux pratiques communautaires, de candidats aux municipales, d’universitaires et de marcheurs impliqués sur le sujet.

Pour élaborer la dizaine de propositions ci-dessus, 35 personnes ont été auditionnées, parmi lesquelles :

  • Des élus locaux issus de différentes familles politiques (ex : François PUPPONI, ancien maire de Sarcelles, Dominique BAERT, Maire de Wattrelos, JeanDominique DURAND, adjoint au culte de Lyon) ;
  • Des universitaires et chercheurs (ex : Anne-Laure ZWILLING, ingénieure de recherche au CNRS, Hakim EL KAROUI, auteur de « Un islam français est possible », Institut Montaigne, Asiem EL DIFRAOUI, Membre du bureau d’Europa Nova, Politologue, Arnaud LACHERET, docteur en Sciences politiques) ;
  • Des représentants du culte (ex : Mohamed BAJRAFIL, Imam d’Ivry-sur-Seine).