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Interview d'Emmanuel Macron sur RTL

21 avril 2017 - Le 21 avril 2017, Emmanuel Macron répondait aux questions d'Elizabeth Martichoux.

Elizabeth Martichoux pour RTL : Bonjour, Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron : Bonjour à vous.

RTL : Merci beaucoup d’être avec nous, ce matin, quelques heures après l’attentat qui a tué un policier, a blessé deux autres, acte revendiqué par Daech. La cible, nos forces de l’ordre, le lieu, les Champs Élysées, l’avenue la plus connue du monde, la date, 48 heures avant le premier tour de la présidentielle. Rien n’est laissé au hasard par les terroristes.

EM : Vous avez raison. Je ici veux redire, comme je l’ai fait hier soir, à la fois mon émotion et ma solidarité à l’égard des forces de l’ordre, toutes nos forces de l’ordre qui, avec beaucoup de courage, assurent la sécurité de nos concitoyens et évidemment de leurs familles et des différentes victimes.

Rien n’est laissé au hasard, vous l’avez dit. Ce qui est recherché par nos assaillants, c’est à la fois la mort, le symbole, créer la panique, troubler un processus démocratique qui est celui de l’élection présidentielle.

RTL : C’était ça le but, à votre avis, pertuber cette élection ?

EM : Moi, je suis prudent sur le cas particulier d’hier soir. La seule personne qui peut le dire, au-delà de ce que le président de la République a exprimé dans la soirée, c’est le procureur MOLINS qui est en charge du dossier. Donc sur toute cette affaire, je ne m’exprimerai pas au-delà de ce que le procureur MOLINS a dit et je pense que nous devons toutes et tous avoir un esprit de responsabilité dans cette période extrême. C’est-à-dire, ne céder en rien à la panique, ne céder en rien à l’instrumentalisation qui pourrait être tentée.

RTL : Et qui serait quoi ?

EM : Mais qui serait d’utiliser la peur. Parce que ce que recherchent, justement, ces terroristes, c’est la peur, c’est de fracturer le pays, c’est de le diviser. Ils ne peuvent pas nous vaincre, ils peuvent nous affaiblir.

RTL : Céder à la peur, ce serait quoi ?

EM : C’est d’aller au-delà de ce que nous pouvons savoir et des faits. Donc, moi, je veux m’en tenir aux faits. Je dis ici que nous vivons et nous vivrons durablement avec la menace terroriste et que pour cela, il y a des réponses techniques et des éléments de sécurité à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières. On pourra y revenir si vous le souhaitez. Je m’étais d’ailleurs exprimé, il y a une dizaine de jours, sur ce sujet, très en détail.

RTL : On va y revenir

EM : C’est la première mission d’un président de la République et on ne peut le mésestimer, dans ce contexte. Et il y a, à côté de cela, la capacité collective que nous avons à tenir debout à rester unis et à aussi rappeler, à chaque instant, que l’élection présidentielle, elle décide d’un président de la République ou d’une présidente et donc de la manière de présider dans les cinq années à venir, et de la construction de notre avenir.

RTL : Sur tout cela, on va revenir. Hier soir, un homme, l’assaillant, qui a été tué, est sorti d’une voiture garée en double file et il a tiré sur les forces de l’ordre. Est-ce qu’on peut empêcher cela?

EM : Le risque zéro n’existe pas. Quiconque prétendrait qu’avec lui ou elle il n’y aurait pas de tels risques - j’entendais Madame Le PEN dire encore, il y a quelques jours, “avec moi, il n’y aurait pas eu tel ou tel attentat” - est à la fois irresponsable et mensonger. Non, personne. Le risque zéro n’existe pas. Nous vivons avec le risque. La question, c’est comment éradiquer justement le coeur de ce risque et la menace terroriste.

RTL : Comment resserrer les mailles du filet ? Cet homme n’était pas fiché S, il était surveillé par la DGSI. C’était manifestement un profil ultra-violent, mais effectivement le procureur MOLINS en dira plus, davantage. Mais comment prévenir au mieux ?

EM : Il faut avoir beaucoup de prudence sur ce sujet parce que ma compréhension est qu’il était vraisemblablement fiché S. Donc, là-dessus, attendons en effet que le procureur MOLINS sur ce point...

RTL : Il y a effectivement un doute.

EM : Je suis très prudent sur ce sujet. Il y a tout le travail de renseignement qui est fait à l’extérieur de nos frontières et dans nos frontières. Et moi, j’insiste sur ce point. La meilleure façon d’anticiper, d’identifier les terroristes ou terroristes potentiels, c’est évidemment d’aller à la racine du renseignement. Il y a nos services extérieurs, la DGSE, la DGSI à l’intérieur des frontières. Il y a le travail qui est conduit par nos policiers, nos gendarmes, la préfecture de police. Donc, nous avons des services multiples de renseignement. Il y a le renseignement numérique également. Ce que je propose dans mon projet, c’est d’aller plus loin, d’abord de renforcer les moyens du renseignement territorial qui avaient été détricotés au moment de la réforme de 2008-2010, à tort, et c’est de pouvoir mieux coordonner et consolider tout cela. C’est pour cela que l’un des engagements que j’ai pris, si je suis élu, c’est, dans les premières semaines, de créer une task force anti-Daech qui sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, auprès du président de la République, sera en charge de la coordination des services de renseignement.

RTL : Les services de renseignement, les services de police, tout sera centralisé effectivement directement à l’Élysée ?

EM : La coordination du renseignement. Pourquoi ? Parce que l’instance qui décide - et on le voit bien puisqu’au moment même où nous sommes en train de nous parler, va se réunir le Conseil de défense, auprès du président de la République -, l’instance de coordination de tout cela, de tous ces sujets, c’est le Conseil de défense que préside le président. Donc il est important qu’en matière de renseignement, là où, parfois, nous avons pu perdre du temps, manquer de coordination entre les différents services, on aille au bout d’une vraie coordination à travers cette task force.

RTL : Qui sera donc directement, si je comprends bien, à l’Élysée et non plus au ministère de la Défense.

EM : Non, cette task force n’existe pas. Aujourd’hui, le renseignement, il est consolidé entre des services multiples du ministère de l’Intérieur qui sont pluriels : la DGSI d’une part, il y a la Direction de la police nationale d’autre part et la préfecture de police qui est encore à part et la DGSE qui relève de plusieurs ministères.

RTL : Si vous étiez élu, Jean-Yves Le DRIAN ayant été cinq ans le ministre de la Défense, vous ayant rallié il y a quelques jours - il était encore avec vous cette semaine, mercredi soir -, il jouera un rôle décisif ?

EM : Chaque chose en son temps. Il y a le temps de la campagne, du premier tour...

RTL : Vous le souhaitez ?

EM : … que je souhaite gagner. Jean-Yves LE DRIAN … En temps voulu, je constituerai un gouvernement. Ce qui est sûr, c’est que Jean-Yves LE DRIAN est à la fois un proche sur le plan politique, puisqu’il est totalement en ligne avec les idées que je porte, et un grand serviteur de l’État qui a fait un travail remarquable dans ses fonctions de ministre de la Défense.

RTL : Alors deux questions précises, je vous demande d’être assez rapide si vous voulez bien. Les fichiers S, on en a parlé. Il y a un doute sur l’assaillant d’hier soir. Il n’y a pas de doute sur les deux hommes qui ont été arrêtés à Marseille cette semaine et qui préparaient un attentat imminent. Là aussi, les Français se demandent, et pas seulement, mais on les connaît, les fichiers S, par définition, puisqu’on les surveille. Et ils passent à l’acte ou ils s’apprêtent à passer à l’acte. Où est la faille?

EM : Mais la faille, elle n’est pas systématique. Vous évoquiez Marseille, il n’y a pas eu de faille. Ils ont été identifiés, ils ont été interceptés grâce au travail remarquable de la DGSI entre autres, mais surtout de l’ensemble de nos services de renseignement et d’intervention. Qu’est-ce que ça veut dire, des fichiers S ? Il y en a presque vingt mille, environ vingt mille en France, pour des faits d’ailleurs multiples, il n’y a pas que des gens qui sont potentiellement terroristes ou djihadistes. Là, il y en aurait à peu près la moitié. Je parle avec beaucoup de prudence sur ces sujets.

Le but, c’est un but de renseignement. Si vous les mettez tous en prison, d’abord, cela n’est pas conforme au droit puisque c’est un choix des forces de police qui veulent identifier un individu qu’ils vont suivre pour remonter une filière. Donc ça n’est pas conforme au droit, ça n’est pas possible pour tout le monde. Et la deuxième chose, c’est que c’est inefficace. Parce que le but, c’est de les suivre, c’est justement de les surveiller, c’est du renseignement.

RTL : Et il faut aller au-delà de la surveillance, il faut les interpeller, les faire passer devant un juge ?

EM : Ecoutez, il faut que les forces de police puissent travailler de la meilleure façon. Marseille est un très bon exemple d’un bon fonctionnement de ce qu’on appelle les fichiers S. Des gens étaient identifiés comme dangereux, il y a eu une présomption renforcée, les uns et les autres ont été informés, ils ont été interpellés avant même tout acte.

RTL : Donc on ne fait rien de plus que ce qui est fait maintenant. Je n’ai rien vu dans votre programme sur les fichiers S.

EM : Parce qu’on ne fait pas de démagogie. Vous voyez, quand je parle d’utiliser ce qui se passe, ça, c’est de la démagogie. Moi, je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit. Ça, c’est de l’irresponsabilité. Ce que veulent ceux qui nous assaillent, c’est la panique, c’est que nous changions chaque jour de proposition et de programme, au gré des circonstances. C’est que nous nous divisions. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on arrête la campagne présidentielle.

RTL : Il faut être mobile !

EM : Il faut être mobile, je suis face à vous. Je continue cette campagne. Mais je vous dis très concrètement, et d’ailleurs tous les professionnels s’en accordent : pour être efficace, il faut pouvoir avoir une gradation dans le suivi du renseignement et évidemment la sensibilité. Mettre tous les fichiers S en prison n’a aucun sens.

RTL : Marine Le PEN veut rétablir les frontières. Elle l’a encore dit hier soir dans l’émission à laquelle vous avez participé aussi. Immédiatement, les contrôles aux frontières. Elle en fait la priorité de sa lutte antiterroriste.

EM : Mais Marine LE PEN ne sait donc pas comment ça fonctionne. Je le regrette pour elle, mais elle n’est pas celle qui pourra protéger nos concitoyens. La France, depuis novembre 2015, a rétabli des contrôles aux frontières, ce que permet tout à fait Schengen

RTL : Et elle l’a dit, les Français peuvent le constater, ils passent la frontière sans aucun contrôle.

EM : C’est totalement faux et d’ailleurs il y a eu plusieurs dizaines de milliers d’interpellations et de reconduites, dans ce cadre. Donc, il y a eu une vraie efficacité des services. Demain, on rétablit les frontières et le contrôle aux frontières, qu’est-ce qui se passe? On va mettre un planton à chaque mètre-carré de la frontière que nous avons avec tous les pays membres de l’Union européenne? C’est ridicule ! La clé, c’est de renforcer le renseignement, de renforcer la coopération et, on l’a vu à plusieurs reprises, et je tiens ici à le rappeler : Paris n’est pas la seule capitale attaquée. La plupart des capitales européennes...

RTL : La France est le pays européen le plus ciblé.

EM : La plupart des capitales européennes ont été - et dans la dernière période, massivement - attaquées. Donc nous avons besoin d’une vraie coopération, nous avons besoin de plus de travail européen. Là où Madame Le PEN, d’ailleurs, sur ce qu’on appelle le PNR, alors qu’elle était en responsabilité européenne, ne l’a pas voté.

RTL : Cet attentat, hier soir, change quoi à votre campagne? Vous avez annulé vos deux réunions publiques d’aujourd’hui. Pourquoi? Benoît HAMON dit “c’est une erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique, c’est ce que veulent les terroristes”.

EM : Je ne mets en rien le débat démocratique entre parenthèses, je suis devant vous ce matin. Si j’avais arrêté la campagne, comme certains, apparemment, le souhaitent ou l’ont proposé, je ne serais pas devant vous ce matin.

RTL : C’est François FILLON qui l’a proposé. Il a dit “il faut arrêter la campagne”.

EM : Mais je n’ai pas le sentiment qu’il va le faire lui-même, c’est conforme au personnage. Puisque j’ai compris qu’il allait faire une conférence de presse ce matin. Quand on arrête une campagne, on ne fait pas de conférence de presse. Mais enfin, il nous a habitués à ça depuis le début. Je suis devant vous ce matin, je continuerai l’agenda de la journée. J’ai annulé les deux rassemblements publics que je devais tenir à Rouen et à Arras, pour des raison simples. La première est une raison de décence. On ne fait pas un rassemblement public la dernière journée de campagne, qui est un rassemblement de mobilisation, de ferveur, le lendemain d’un acte terroriste et de la mort d’un de nos policiers. La deuxième chose, c’est un élément aussi d’efficacité. Je ne sais pas la fin de cette affaire, le procureur MOLINS n’a pas tout dit, et donc je veux aujourd’hui que les forces de l’ordre soient mobilisées éventuellement sur des priorités comme celles qu’il définira et que le ministère de l’Intérieur définira et pas sur la sécurisation d’un rassemblement politique.

RTL : Emmanuel MACRON, le président sera celui de la menace permanente sur les Français, vous l’avez dit, d’une certaine manière, hier soir. Est-ce que vous ne manquez pas d’expérience, pour affronter ces situations?

EM : Laissez les Français en juger.

RTL : L’expérience rassure, vous ne l’avez pas. En quoi vous rassurez?

EM : Mais, Madame, de quelle expérience parlez-vous ? De l’expérience de Madame LE PEN qui, depuis des années et des années, profère ou des contre-vérités ou de l’irresponsabilité ? L’expérience d’un ancien Premier ministre qui a essentiellement oeuvré pour supprimer des postes à la fois dans l’armée, dans la police et dans la gendarmerie et a démantelé le renseignement territorial ? C’est ça, l’expérience que les Français veulent ? Moi, je vous le dis : d’évidence, demain, celui ou celle qui sera élu(e) président de la République aura à faire face durablement à cette menace terroriste. Pour protéger les Français, en tant que chef des armées, il aura une responsabilité insigne. J’y suis prêt. Si je n’y étais pas prêt, je ne serais pas devant vous ce matin. Mais il n’aura pas que cela à faire, il aura en même temps à être le garant de l’unité du pays, à être le garant du défi moral qui est le nôtre et de préparer l’avenir.

RTL : … à ne pas diviser - mais vous avez dit aussi, Emmanuel MACRON, “je ne ferais pas tout ça” - vous parliez de votre démarche politique, évidemment - “pour reprendre les mêmes”, en parlant de ceux avec lesquels vous gouverneriez. Là aussi, ça ramène à l’expérience : aucun de vos ministres, par exemple, n’aura jamais été ministre?

EM : Ce n’est absolument pas ce que j’ai dit. J’ai simplement dit, dans un contexte où les gens voulaient me ramener à la continuité de ce qui est aujourd’hui en cours, j’ai simplement dit qu’il y aurait un renouvellement profond mais qu’il y aurait des femmes et des hommes d’expérience. Vous savez, on parle des sujets de sécurité, j’ai eu l’occasion de le dire, la commission nationale d’investiture a investi Monsieur FAUVERGUE qui était, jusqu’à il y a quelques semaines, patron du RAID. J’espère qu’il sera député. Monsieur FAUVERGUE, demain, sera plus légitime à parler de sécurité que d’autres parlementaires aujourd’hui, comme Monsieur CIOTTI. Donc vous voyez, l’expérience, la légitimité professionnelle, y compris sur des sujets comme celui-ci, elle vaut parfois mieux que l’expérience politique.

RTL : Est-ce précisément pour vous donner une stature que vous avez eu Barack OBAMA, hier soir, au téléphone ?

EM : J’ai eu Barack OBAMA au téléphone, hier après-midi, sur évidemment un tout autre sujet que celui que nous évoquons ce matin, qui est celui de l’Europe et de la démocratie. Nous avions eu plusieurs contacts et nos équipes…

RTL : C’est vous qui l’aviez sollicité ? Vous souhaitiez l’avoir au téléphone avant le premier tour ?

EM : Ecoutez, moi, je trouvais que c’était très bien de pouvoir lui parler, nos équipes étaient en contact, il était disponible et moi aussi et nous avons saisi cette occasion. Je l’aurai sans doute dans quelques jours, à nouveau.

RTL : Il vous a parlé de Donald TRUMP ? Il vous a dit comment il faudrait se comporter avec le nouveau président américain ?

EM : Non, ce n’était pas du tout l’objectif. Il a partagé son souci de l’Europe, qu’il a d’ailleurs constamment eu, en tant que président en exercice, sa volonté de promouvoir, justement, les démocraties et de lutter contre les populismes en Europe et, dans le contexte de cette campagne, eh bien il lui paraissait naturel que nous ayons cet échange, ce qui a été le cas et ce qui a permis, justement, d’évoquer la situation de l’Europe et de la montée des extrêmes.

RTL : Permettez-moi une petite question un peu plus personnelle. D’abord, c’est la première fois que vous vous confrontez au suffrage universel. C’est la première, est-ce que vous avez le tract du débutant ?

EM : Je ne parlerais pas du tract du débutant parce que je pense que ce n’est pas ce qui correspond au moment que nous vivons. J’ai beaucoup d’humilité, celle qui doit accompagner une circonstance comme celle-ci. J’ai beaucoup d’humilité et beaucoup de gravité, parce que le moment que nous vivons est grave et, en même temps, énormément d’ambition et d’envie pour notre pays. Parce que ce qui est en train de se passer et qui, évidemment, est une ombre portée sur cette fin de campagne, ne doit rien enlever au fait que nous devons construire notre avenir et que nous avons un grand avenir.

RTL : Vous pensez que ça va peser sur le scrutin dimanche, sur le choix des Français ?

EM : Nul ne le sait. Nul ne le sait.

RTL : Vous craignez que ce soit le cas ?

EM : Je ne crains rien.

RTL : Si vous êtes qualifié dimanche - c’est une question que je pose à tous les candidats susceptibles de l’être -, votre premier réflexe, votre première réaction, votre premier geste ? Quand vous l’apprenez, vous faites quoi ?

EM : Écoutez, on verra les choses en temps voulu. J’ai une forme de superstition qui consiste à ne pas répondre par anticipation à ce genre de questions et ensuite, j’aime garder une forme de spontanéité. Je le ferai avec le même sens des responsabilités, de la gravité et la même détermination que celle qui m’accompagne depuis le début de cette campagne.

RTL : Et, dernière question : si vous êtes battu ?

EM : J’aurai la même réponse.

RTL : Merci, Emmanuel MACRON, d’avoir été notre invité malgré les circonstances, hier soir, sur RTL.

EM : Merci à vous.