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Laurent Saint-Martin : “Le débat sur la dette doit être démystifié”

27 mai 2020 - La question de l’endettement suscite de très nombreuses réactions dans le débat public, le député LaREM et rapporteur du budget à l’Assemblée nationale y répond dans une interview au journal L’Opinion.

L'économie française subit de plein fouet les répercussions économiques liées à l’épidémie de Covid-19. Pour y répondre, le Gouvernement a déployé un arsenal de mesures d’urgence et a fait le choix de recourir à l’emprunt et à la dette.

Laurent Saint-Martin, député LaREM du Val-de-Marne et rapporteur général du Budget de la commission des Finances de l'Assemblée nationale s’est ainsi vu confier une mission flash sur la dette publique.

Ce rapport, qui sera rendu public fin juin 2020, devra permettre de dresser un état des lieux technique de la dette publique, de ses enjeux, de sa gestion, et d’explorer les différentes réflexions actuellement menées pour que le Parlement soit en mesure de s’approprier le sujet et d'en débattre.

« Le Parlement doit se saisir pleinement du sujet de la dette et de ses enjeux. »

Le député rappelle, dans les colonnes du journal L’Opinion, que cette mission doit permettre aux parlementaires de se réapproprier les aspects techniques et les enjeux de l’endettement. Il s’agira également de recontextualiser la dette “pour sortir de la pensée magique et démystifier ce que l’on entend sur la dette perpétuelle”.

« Je veux tordre le cou au débat trop binaire qui oppose droite et gauche, avec d’un côté des gens qui vous expliquent que la dette n’a aucune importance et de l’autre que la même dette hypothèque dramatiquement l’avenir de nos enfants. »

C’est pourquoi, Laurent Saint-Martin a engagé les auditions d’économistes, d’experts et d’acteurs institutionnels qui alimenteront les travaux de la mission. L’objectif est de “mieux comprendre leur regard sur la dette française, pour faire comprendre au Parlement quel est le comportement d’investissement, d’achat et de ventes des titres de dette française, le tout dans un cadre international qui pourra bouger demain.”

Un travail qui doit en effet se jouer à l'échelle européenne, prévient le député soulignant au passage l’initiative historique franco-allemande. Agir collectivement, avec l’ensemble des pays membres, permettra d’avoir des marges de manœuvre supplémentaires et de maîtriser les risques.

  • Lire l’intégralité de l’interview dans L'Opinion : cliquez-ici