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Marlène Schiappa : “Il faut repenser la question des congés familiaux”

8 juin 2020 - Marlène Schiappa a détaillé au Parisien ses propositions pour repenser le soutien au temps passé en famille, parmi lesquelles l’allongement du congé paternité et la création d’un congé parent malade et d’un congé jeune grand-parent.

Dans une interview accordée au Parisien le 6 juin, la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a souligné que la crise du Covid-19, avec son confinement, a changé la donne en ce qui concerne notamment “le rapport au travail et au temps”.

“Je pense qu'il faut réfléchir aux questions d'harmonie entre la vie professionnelle et la vie familiale, a-t-elle déclaré. En période de crise, la famille est une valeur refuge et le premier lieu des solidarités. Avec la crise, il sera nécessaire de produire et donc de travailler beaucoup. Cela doit s'accompagner d'un soutien au temps passé en famille.”

La mise en place d’un congé maternité unique, pour toutes les femmes, salariées comme non-salariées, figurait sur le programme du président de la République en 2017 et est une réalité depuis l’été dernier.

De l’autre côté du miroir, Marlène Schiappa propose d’inscrire dans la loi l’allongement du congé paternité - congé second parent à un mois.

La dernière fois que l’on s’est réellement penché sur la question des congés familiaux, c’était en 2002. Depuis lors, la société française a beaucoup changé. C’est pourquoi Marlène Schiappa propose plusieurs mesures spécifiques, destinées à accompagner les “générations prises en sandwich”, qui s’occupent en même temps de leurs enfants et de leurs parents :

  • Un congé parent malade, sur le modèle du congé enfant malade, pourrait permettre aux Français de s’occuper sur une durée déterminée de leurs parents âgés.

  • Un congé jeune grand-parent donnerait aux actifs devenant grands-parents la possibilité de rendre visite à leurs petits-enfants à la naissance.

Par ailleurs, les familles sont aujourd’hui plurielles : il faut se poser la question de l’ouverture de ces droits aux familles recomposées, a conclu Marlène Schiappa.